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Service d'oncologie pédiatrique

Garches : les parents réclament la continuité des soins au tribunal

Par Léa Drouelle

Suite à la fermeture de l'unité pédiatrique d'oncologie de l'hôpital de Garches, l'association Ametist a demandé un recours en justice. En débat au tribunal de Cergy-Pontoise ce matin : la continuité des soins.

HARSIN ISABELLE/SIPA

L’unité d'oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches a fermé jeudi 7 août. Mais l’association Amétist et les familles des enfants hospitalisés ont décidé de ne pas en rester là. Une audience aura lieu dans la matinée de ce jeudi, au tribunal de Cergy-Pontoise. Elle exige une continuité des soins, administrés auparavant par le Dr Delépine, ancienne directrice de l’unité. Interrogée par Pourquoidocteur, la présidente de l'association Carine Cutret expose ses arguments. 

L'unité d'Ambroise Paré ne disposera pas du matériel de Garches
« Nous demandons à l’AP-HP de mettre en œuvre des moyens matériels à disposition de manière à ce que les soins puissent se poursuivre », explique Carine Curtet, présidente de l’association Amétist. Cette dernière fait référence à l’équipement dont l’unité de Garches bénéficiait : chambres d’aplasie, service de réanimation...« le service oncologie pédiatrique de Garches était le seul à disposer de ce matériel. Donc, même si l’on nous disait que les mêmes soins pourraient continuer à l’hôpital Ambroise Paré, cela n’aurait aucun sens puisque l’établissement ne possède pas ces ressources. Nous voulons donc que l’AP-HP trouve une solution.»

Le libre choix thérapeutique au tribunal
Second argument d'Amétist : le Dr Delépine était la seule oncologue en France à pratiquer des méthodes s'apuyant essentiellement sur une molécule, le méthotrexate, injectée à des doses plus importantes qu'ailleurs. Des méthodes importées d'amérique au taux de guérison plus élevé que les méthodes classiques. Le médecin assurait aussi un suivi médical personnalisé des enfants cancéreux, ce qui a séduit un grand nombre de parents. « Dans les autres hôpitaux, il n’y a pas de dialogue. Les médecins demandent aux familles de choisir entre deux méthodes radicales. Et s’ils ne se décident pas vite, on les pousse à le faire en leur expliquant que leur enfant n’a plus que deux semaines à vivre, » déplore Carine Curtet. « Il y a des lois en France stipulant que l’on est libre de choisir son propre traitement ou celui de son enfant lorsqu’il est mineur. Or, depuis que l’unité oncologique de Garches a fermé, ce choix thérapeutique n’existe plus, puisqu’il était le seul à proposer un traitement différent, » ajoute-t-elle.  

Une autre audience aura lieu ce jeudi au tribunal de Cergy-Pontoise pour statuer sur la décision de non-acceptation de cumul emploi-retraite de Mme Delépine