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Migraine : twitter ses symptômes pour faire évoluer la recherche

Par la rédaction

Nouveau phénomène : les utilisateurs de twitter décrivent en temps réel l’état de leur migraine ainsi que l’heure à laquelle elle survient !

Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA
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Le réseau social twitter est de plus en plus utilisé pour décrire ses maux, notamment la migraine.

C’est sur ce constat que s’est penché le chercheur Alexandre Da Silva, assistant professeur et directeur de The Headache and Orofacial Pain Effort à l’université du Michigan.

Le but de cette recherche est d'observer l'instant où se développe les crises et leurs conséquences sur la vie sociale, à travers "l'expression des crises sur les médias sociaux".

L'équipe du professeur Alexandre Da Silva a analysé 21 740 tweets de 50 étudiants. Ils ont examiné, entre autres, les descriptions des migraines, le moment et le lieux des tweets, et l'impact sur la productivité et l'humeur.


12% de la population occidentale souffre de migraines

Il résulte de cette analyse que 74% des tweets sont faits par des femmes, et 17% par des hommes. 58% du total sont faits aux Etas-Unis, et seulement 20% en Europe. 44% des tweets expliquent que l’attaque de migraine entraine un changement d’humeur soudain. Les migraines posent donc un réel problème pour l’humeur, la productivité et ont des conséquences mesurables sur la qualité de vie en général des personnes qui en sont victimes.


Environ 12% de la population du monde occidental souffre de crises de migraine. Pour 75% d'entre eux, elles sont responsables d’un changement de leurs capacités fonctionnelles, et 30% doivent nécessairement se reposer au lit.


Twitter, Facebook, Google au service de la santé publique
Ce n'est pas la première fois que des études sont menées sur les liens entre les réseaux sociaux et les maladies. La masse de données véhiculées par ces outils intéressent en effet de plus en plus les chercheurs en santé publique. Des chercheurs américains avaient par exemple suggéré d’utiliser Twitter comme outil de prévention des suicides, après avoir constaté que le nombre de tweets reflétait bien le taux de suicide réel.

Mais ces études sont tout de même à manier avec précaution car selon une étude publiée récemment dans "Science", le suivi de l'épidémie de grippe via  Google aurait surestimé l’épidémie de plus de 50% par rapport à la réalité.