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Etude SMEREP

Les étudiants retardent au maximum leur consultation chez le médecin

Par la rédaction

La majorité des étudiants ont confiance en leur médecin traitant. Mais ils ne s’y rendent qu’en cas de nécessité, principalement à cause du prix de la consultation, selon une étude.

INNAMORATI/SINTESI/SIPA

Le médecin généraliste est plébiscité par les étudiants. L’enquête Santé Etudiants de la mutuelle étudiante SMEREP, livrée ce 12 mars, montre que ce public jeune fait confiance aux professionnels de santé, même s’il juge les dépenses de santé trop élevées.

 

Selon les résultats du sondage réalisé par Harris Interactive, 14% des étudiants considèrent que la médecine coûte trop cher. Ils sont autant à renoncer aux soins faute de moyen, un taux qui grimpe à 28% chez les jeunes en difficulté financière. L’augmentation du tarif des consultations, couplée à la baisse de certaines prises en charge et du remboursement de certains médicaments, est aussi dénoncée par les sondés.

Face à ces dépenses toujours plus élevées, les étudiants s’organisent pour les éviter. En cas de maladie, une majorité confirme « attendre que cela passe » (75%) ou pratiquer l’automédication (61%). Dans ce cas, ils ont tendance à consommer les médicaments déjà disponibles dans l’armoire à pharmacie. Un étudiant sur cinq déclare qu'il envisage d'en acheter sur Internet. Ils sont également deux tiers à demander l’avis de leurs proches avant de consulter un spécialiste. La consultation auprès du médecin généraliste figure en bas du podium, suivi de loin par le pharmacien et les sites Internet.

 

En cas de besoin, les étudiants sont tout de même 3/4 à se rendre chez un professionnel de santé. Cette fois, le médecin généraliste figure en tête du classement. D’ailleurs, 85% des jeunes disent avoir confiance en leur médecin traitant. Viennent ensuite le dentiste, l’ophtalmologue et le gynécologue. Globalement, les étudiants font confiance aux professionnels de santé, qu’ils soient en pharmacie (74% d’avis positifs) ou à l'hôpital (78%). Les institutions sont moins bien perçues : le ministère de la Santé récolte moins d’un tiers d’opinions positives et le taux de confiance envers l’industrie pharmaceutique descend à 27%.