• CONTACT

QUESTION D'ACTU

Lymphome

111 cancers rares liés à des implants mammaires identifiés en Espagne

L'Agence espagnole des médicaments et des produits de santé (AEMPS) indique avoir détecté 111 cas d’un cancer rare associés à des implants mammaires entre 2012 et 2025.

111 cancers rares liés à des implants mammaires identifiés en Espagne BranislavP/istock




L'ESSENTIEL
  • L'Espagne a identifié 111 cas de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires entre 2012 et 2025.
  • Ce cancer rare touche les cellules du système immunitaire qui peuvent se développer dans la capsule de tissu entourant la prothèse.
  • En France, 59 cas ont été signalés à l'ANSM entre 2011 et mars 2019.

Depuis le début du suivi du lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires en 2012, l’AEMPS a identifié 111 cas de ce cancer rare, parmi les 146 signalements suspects qui lui ont été faits.

BIA-ALCL : un cancer rare au vu du nombre d’implants posés chaque année

Dans son nouveau rapport, l’homologue espagnol de l’ANSM précise qu’au cours des treize dernières années de suivi, le plus grand nombre de cas de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires a été repéré à Madrid.

Ce cancer, aussi connu sous le sigle anglophone BIA-ALCL (LAGC-AIM en français), est une forme rare de cancer du système immunitaire. Le plus souvent, il se développe au niveau de la capsule fibreuse qui entoure l’implant (cette dernière est constituée de façon physiologique par l’organisme en présence d’un corps étranger afin de l’isoler des tissus environnants). "Au moment du diagnostic, l’extension est le plus souvent limitée à la capsule péri-prothétique. Plus rarement, le LAGC-AIM est étendu au-delà de la capsule", précise l’Institut National du Cancer (INCa) dans son dossier sur cette maladie.

Après la publication de leurs données, les autorités sanitaires ibériques ont tenu à rappeler que l’incidence de ce cancer restait faible au vu du nombre de femmes ayant des prothèses mammaires. Toutefois, elles ajoutent que la surveillance de ce cancer rare reste importante permettant d'améliorer sa prévention et son dépistage.

En France, le premier cas de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires a été repéré en 2009. Au total entre 2011 et mars 2019, 59 cas ont été signalés à l’ANSM.

Le cancer survient entre 7 et 10 ans après la pose de l’implant

L’INCa a établi l’existence d’un lien entre la survenue de ce cancer et le port d’une prothèse mammaire en 2015. La maladie survient généralement entre 7 et 10 ans après la pose. "Cette pathologie peut survenir chez des femmes ayant eu un implant mammaire à visée esthétique (dans ce cas, une atteinte bilatérale est possible mais rare) ou posé dans le cadre d’une reconstruction mammaire après un cancer du sein, et ce quel que soit le type de remplissage de l’implant (gel de silicone ou sérum physiologique)", précise l’INCa.

L’ensemble des cas identifiés sont survenus avec des prothèses macrotexturées ou recouvertes de polyuréthane. Ainsi, par mesure de précaution, l’ANSM a retiré du marché ce type de modèle en avril 2019. Outre le port de l’implant et sa composition, les experts suspectent que d’autres facteurs de risque jouent un rôle dans le développement de la maladie : facteurs génétiques, rôle du biofilm…

Compte tenu de la rareté de ce cancer, les autorités sanitaires ne demandent pas un suivi renforcé pour les femmes porteuses d’implants mammaires. Par contre, en cas de signes anormaux (augmentation de volume du sein, douleur, accumulation de liquide autour de l’implant, inflammation, masse, ulcération, altération de l'état général du sein), il est recommandé de consulter un médecin.

Consultez notre ouvrage vidéo numérique,

seule une création de compte est requise pour y accéder.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

J ai Mal Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES