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Cancer : comment l’activité physique peut changer la donne

L’activité physique ne se limite pas au bien-être : elle pourrait réduire significativement le risque de cancer. Quels sont les mécanismes biologiques qui se cachent derrière ce lien ?

Cancer : comment l’activité physique peut changer la donne Lordn / istock




L'ESSENTIEL
  • L’activité physique réduit le risque de plusieurs cancers.
  • Elle agit sur l’inflammation, les hormones et le poids.
  • Même de petits efforts réguliers peuvent faire la différence.

"Il peut être difficile pour beaucoup d’entre nous de se lancer dans le sport." Pourtant, au-delà du bien-être immédiat, l’activité physique pourrait jouer un rôle clé dans la prévention de certaines maladies graves. Et parmi elles, une des plus redoutables : le cancer, dont le risque pourrait être réduit grâce à des habitudes simples mais régulières, selon un récent article de Rachel C. Miller, diététicienne à l’University of Kentucky Markey Cancer Center.

Une protection prouvée contre plusieurs cancers

Les recherches sont sans appel, selon la spécialiste : "Les adultes qui pratiquent davantage d’activité physique présentent un risque réduit de développer certains types de cancer". Les cancers concernés sont nombreux, notamment ceux du sein, du côlon, du poumon ou encore de l’estomac. Cette association s’explique par plusieurs mécanismes biologiques. L’exercice permet notamment de "réduire l’inflammation chronique" et de réguler certaines hormones impliquées dans le développement tumoral. Il contribue également à maintenir un système immunitaire efficace, capable de lutter contre des cellules anormales.

Au-delà de l’activité en elle-même, le temps passé assis joue un rôle important. Les études montrent que "des durées élevées en position assise augmentent le risque de développer certains cancers". Bouger davantage permet donc de limiter les effets délétères de la sédentarité.

L’activité physique favorise aussi la perte de poids, un facteur essentiel. En effet, selon la diététicienne, "un excès de tissu adipeux peut contribuer à l’inflammation" et perturber l’équilibre hormonal, notamment en augmentant les niveaux d’œstrogènes et d’insuline.

Un risque réduit de 26 % chez les plus actifs

Bonne nouvelle, "toute forme d’activité physique est bénéfique pour le corps". Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suggèrent au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine, comme la marche rapide ou le jardinage, ou 75 minutes d’activité intense comme la course. Les effets sont concrets : marcher 7.000 pas par jour réduit le risque de cancer de 11 %, et 9.000 pas de 16 %. Les personnes les plus actives présentent même un risque inférieur de 26 %. Mais comme le rappelle Rachel C. Miller, "toute quantité d’activité physique est bénéfique, quelle qu’elle soit".

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