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Grossesse

Ces expériences de vie protègeraient les femmes du déclin cognitif

Une étude américaine révèle que la grossesse et l’allaitement pourraient booster la mémoire à long terme des femmes. Ces expériences de vie seraient liées à une meilleure résilience cognitive après la ménopause.

Ces expériences de vie protègeraient les femmes du déclin cognitif My photos for your work and joy! / istock




L'ESSENTIEL
  • Une étude montre que la grossesse et l'allaitement sont associés à de meilleures capacités cognitives chez les femmes âgées.
  • Chaque mois de grossesse ou d’allaitement supplémentaire était associé à une augmentation du score de capacité cognitive globale.
  • Cela pourrait jouer un rôle protecteur contre la maladie d'Alzheimer.

Longtemps perçus comme de simples bouleversements hormonaux, les effets de la grossesse et de l’allaitement sur le cerveau féminin seraient bien plus durables qu’on ne le pensait. Une étude, dirigée par la professeure d’anthropologie Molly Fox de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), démontre aujourd’hui que ces expériences de vie sont liées à une meilleure santé cognitive à long terme chez les femmes ménopausées. Une découverte qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pistes contre la maladie d’Alzheimer.

Grossesse, allaitement et mémoire renforcée

Pour arriver à cette conclusion, parue dans la revue Alzheimer’s & Dementia, les scientifiques se sont appuyés sur les données de plus de 7.000 femmes d’environ 70 ans, suivies pendant 13 ans dans le cadre du Women’s Health Initiative Memory Study et du Women’s Health Initiative Study of Cognitive Aging. Les résultats sont sans appel : plus les femmes ont connu de grossesses et de durées d’allaitement prolongées, plus leurs performances cognitives étaient élevées.

Ainsi, chaque mois de grossesse supplémentaire était associé à une augmentation de 0,01 point du score de capacité cognitive globale. L’allaitement, lui, permettait un gain égal, avec en prime une hausse de 0,02 point sur les mémoires verbale et visuelle. Dans le détail, les femmes ayant été enceintes affichaient un score cognitif supérieur de 0,6 point comparé à celles qui ne l’avaient jamais été, et celles ayant allaité présentaient une mémoire verbale accrue de 0,27 point.

Bien que modestes, ces effets sont comparables à ceux de facteurs protecteurs reconnus comme l’activité physique ou le fait de ne pas fumer. Dans un communiqué, la Pre Molly Fox souligne que "même de petits effets sur le risque d’Alzheimer sont enthousiasmants, tant la prévention de la maladie neurodégénérative reste difficile".

Vers des traitements qui imitent cette résilience cognitive ?

Les chercheurs envisagent maintenant de comprendre les mécanismes biologiques ou sociaux à l’origine de cette résilience cognitive associée à la grossesse et l’allaitement. Ils suggèrent notamment que la présence d’enfants - y compris devenus adultes - auprès des mères pourrait jouer un rôle de soutien, de réduction du stress et d’encouragement à des comportements sains. Les auteurs espèrent que leurs travaux permettront d’inspirer de nouveaux traitements : "Si nous parvenons à comprendre pourquoi ces modèles de reproduction et de maternité protègent le cerveau, nous pourrions envisager des thérapies, des médicaments qui imitent cet effet naturel".

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