Ce 4 février, la planète se mobilise à l’occasion de la Journée Mondiale du Cancer. L’objectif : rappeler l’ampleur du fléau, honorer les progrès accomplis, mais surtout rappeler que le combat est loin d’être terminé. En France, plus de 160 000 personnes meurent chaque année de cette maladie, qui demeure la première cause de mortalité. Pourtant, la mobilisation ne faiblit pas et l’espoir progresse au rythme des avancées médicales et scientifiques.
Des progrès majeurs dans la prise en charge
Les dernières années ont vu émerger des progrès notables dans la prise en charge des patients atteints de cancer. Immunothérapie, thérapies ciblées, médecine personnalisée : ces révolutions thérapeutiques offrent à de nombreux malades de meilleures chances de survie et une qualité de vie améliorée pendant et après les traitements. Les structures hospitalières s’organisent également pour une prise en charge globale, intégrant soutien psychologique, soins de support et accompagnement social.
La recherche, moteur d’espoir
La recherche contre le cancer n’a jamais été aussi active. Chaque année, de nouveaux médicaments et protocoles voient le jour, dopés par les découvertes en génétique, en biologie cellulaire ou encore en intelligence artificielle appliquée à la santé. Les initiatives publiques et privées, ainsi que la mobilisation citoyenne (courses solidaires, dons, mécénat), permettent de financer des essais cliniques et des travaux innovants, avec parfois des retombées spectaculaires pour certains types de cancers.
Le dépistage : la meilleure arme encore sous-utilisée
Pourtant, même si le traitement progresse, le cancer reste une maladie où la précocité du diagnostic fait souvent toute la différence. Détecté tôt, le cancer se soigne mieux et les chances de guérison augmentent. C’est tout l’enjeu du dépistage, pour lequel des programmes organisés existent en France. Aujourd'hui, la ministre de la Santé vient d'annoncer sa volonté de lancer dès les prochaines semaines un dépistage généralisé pour le cancer du poumon. Et dans le cancer de la prostate, une fratrie de victimes appelle aussi à une meilleure surveillance.
Malheureusement, la participation aux programmes de dépistage reste insuffisante : trop de Français négligent encore ces examens par crainte, par méconnaissance ou par manque d’accès. Favoriser ce dépistage, informer, sensibiliser et faciliter l’accès aux soins demeurent donc des priorités absolues.