- Le nerf vague relie l’intestin au cerveau.
- Dans une récente étude, des chercheurs ont testé la stimulation du nerf vague chez des participants atteints de polyarthrite rhumatoïde.
- Les scientifiques ont observé une réduction des symptômes et un possible ralentissement de la destruction articulaire chez les volontaires ayant bénéficié de la stimulation du nerf vague.
En 2022, 320.000 personnes étaient soignées pour une polyarthrite rhumatoïde en France, selon l’Assurance Maladie. Cette pathologie inflammatoire chronique évolue par poussées, durant lesquelles les articulations sont gonflées, rouges et douloureuses. Les poignets, les mains, les doigts et/ou les pieds sont généralement les premières articulations touchées. Il n’existe actuellement pas de traitement curatif de la polyarthrite rhumatoïde. En revanche, des solutions existent pour prévenir et soigner les poussées et les complications. Mais certains patients y sont intolérants ou n’obtiennent pas de changement significatif de leur état en les prenant.
Polyarthrite rhumatoïde résistant aux traitements : la stimulation du nerf vague, une option efficace
Dans une récente étude, publiée dans la revue Nature Medicine, des chercheurs ont peut-être trouvé une nouvelle solution thérapeutique : la stimulation du nerf vague, qui relie l’intestin au cerveau. Ils indiquent avoir obtenu de bons résultats sur des participants atteints de polyarthrite rhumatoïde, avec une réduction des symptômes et un possible ralentissement de la destruction articulaire, suggéré par les examens IRM. Les essais cliniques ont été menés avec 242 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde modérée à sévère, pour qui les traitements n’étaient pas une option satisfaisante. Soit ils n’étaient pas assez efficaces, soit ils y étaient intolérants.
Un ralentissement de la destruction articulaire après la stimulation du nerf vague
Durant trois mois, lors de la première phase de l’étude, les participants ont été répartis en deux groupes : ceux qui bénéficiaient d’une réelle stimulation du nerf vague, et ceux qui avaient une simulation. Ensuite, ils ont été réunis et tous traités avec une réelle stimulation vagale. Les séances étaient d’une minute par jour.
Après trois mois, les patients ayant bénéficié de la stimulation du nerf vague présentaient de meilleurs résultats que ceux du groupe témoin. Ils avaient moins de symptômes et, selon les résultats des IRM, la stimulation semblait freiner la progression des lésions articulaires. Ce dernier point reste néanmoins à confirmer. Après douze mois, les effets positifs se sont renforcés chez tous les participants. Les auteurs précisent n’avoir observé aucun effet secondaire lié à la stimulation.



