- 873 cas de rougeole ont été déclarés en France depuis le 1er janvier 2025
- Parmi ces cas, 314 patients ont été hospitalisés, dont 12 en réanimation.
- L’âge médian des malades est de 16,7 ans.
Tout au long de l’année 2025, les autorités sanitaires ont tiré la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de rougeole en France. Le bilan annuel de Santé publique France publié le 15 janvier confirme que l’épidémie a été particulièrement virulente avec une hausse des cas de 80 % par rapport à l'année précédente.
Rougeole : 837 cas répertoriés en 2025
"La décroissance du nombre de cas observée depuis le mois de mai s’est poursuivie jusqu’en septembre puis le nombre de cas est resté à un niveau très limité jusqu’à la fin du mois de décembre, en lien avec la saisonnalité connue de la rougeole", explique Santé publique France dans son rapport. Toutefois, le ralentissement n’a pas été suffisant pour éviter l’envol du nombre de cas annuels. En 2025, 873 cas de rougeole ont été enregistrés, contre 483 en 2024.
La rougeole a beaucoup circulé au cours de l’année. Soixante-onze départements ont rapporté au moins un cas au cours de la période. Les plus touchés ont été le Nord (130 cas), les Bouches-du-Rhône (54), l'Aude (49), la Haute-Savoie (43) et l'Isère (39).
Sur la période, 114 situations de cas groupés ont été responsables de 530 infections. "31 cas groupés comptabilisaient 5 cas ou plus et aucun n’est encore actif", précisent Santé publique France.

Rougeole : quel est le profil des malades ?
Les patients touchés par la rougeole étaient assez jeunes. L’âge médian des cas est de 16,7 ans. Les 4 classes d’âge les plus concernées sont les enfants de 1-4 ans (15 %), les adultes de 40 ans et plus (14 %) et les jeunes de 10-14 ans (12 %) et de 15-19 ans (12 %). La majorité des malades (67 %) étaient non ou incomplètement vaccinés.
Parmi l’ensemble des malades de 2025, 314 d’entre eux (36 %) ont été hospitalisés, dont 12 en réanimation. 14 % des patients ont présenté une complication comme des pneumopathies ou des encéphalites. On a aussi déploré quatre décès attribuables à la maladie virale. "Tous chez des patients immunodéprimés", précise Santé publique France.


