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QUESTION D'ACTU

Baisse des prix

Médicaments sans ordonnance : l'exemple italien

L'Autorité de la concurrence veut libéraliser le marché du médicament en vendant les produits sans ordonnance en grande surface. Selon elle, cette mesure aurait fait baisser les prix en Italie.

Médicaments sans ordonnance : l'exemple italien MEIGNEUX/SIPA

  • Publié 21.12.2013 à 16h44
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Mais pourquoi vendre des médicaments sans ordonnance en grandes surfaces ? « Pour faire baisser le prix des produits de l'automédication », répond l'Autorité de la concurrence favorable à cette mesure. Dans son dernier avis sur le sujet rendu il y a quelques jours, l'Autorité prétend qu'en mettant plus de concurrence dans ce marché juteux (plus de 2 milliards d'euros tous les ans en France), la facture des Français en médicaments devrait baisser considérablement. Et pour convaincre les consommateurs, l'exemple Italien est toujours donné. pourquoidocteur vous amène en Italie.

Dans les faits, l'exemple italien correspond à une ouverture limitée et encadrée du marché des produits de l'automédication. Parmi les différents modèles existants à l'étranger, l'Italie propose un modèle « mixte », c'est-à-dire à mi-chemin entre un modèle ultra-libéralisé à l'anglo-saxonne (Etats-Unis, Royaume Uni) et un modèle fortement réglementé (France). Depuis les années 2000, dans ce pays, les médicaments dont la commercialisation a été libéralisée doivent toujours être vendus par un pharmacien diplômé, qu'il se trouve dans une pharmacie, dans une parapharmacie ou dans un espace dédié d'une grande surface. Le monopole officinal a été revu, tout en maintenant le monopole pharmaceutique. Ce modèle, c'est justement ce que propose l'Autorité de la concurrence pour les Français

D'après une étude d'impact sur la généralisation de la distribution des médicaments d'automédication en Italie, les répercussions de l'ouverture de ce marché aux grandes surface ont été favorable aux Italiens sur les prix, sans pour autant remettre en cause la pérennité économique des pharmacies italiennes.
Ainsi, en 2008, 87,6 % des médicaments d'automédication dont la distribution a été libéralisée en 2006 étaient toujours vendus par les officines. Toujours en 2008, selon l'autorité italienne de la concurrence, la diminution moyenne du prix public TTC observée dans les supermarchés italiens (comparé au prix fabricant HT maximum) était de 25% (baisses entre 20% et 30-35%).

Pourtant, cet exemple italien, l'Ordre des pharamciens ne veut pas en entendre parler. D'ailleurs, l'Institution balaye sans cesse d'un revers de main l'accusation selon laquelle les pharmacies seraient forcément plus chères que les parapharmacies et les grandes et moyennes surfaces.
Sur les six marchés comparés par l'Ordre, les GMS (grandes et moyennes surfaces), pratiquent par exemple les prix les plus élevés sur les préservatifs, les laits infantiles et les lingettes bébé. »
Pour conclure, Alain Delgutte, président de la section A de l'Ordre des Pharmaciens contacté par pourquoidocteur, expliquait pourquoi l'Italie n'est pas l'exemple à suivre. Selon lui, introduire de la concurrence chez nos voisins italiens était nécessaire. « Là bas, le prix des produits était excessivement cher ! », confiait-il.


Ecoutez Alain Delgutte
, président de la section A de l'Ordre des Pharmaciens : «Quand on regarde l'exemple italien on s'aperçoit que l'on partait de très très haut. Et que là-bas, le prix des médicaments était vraiment excessivement chers...»

 






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