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QUESTION D'ACTU

Autorité de la concurrence

Médicaments en grande surface : l'Ordre défend le monopole

L'Autorité de la concurrence préconise la fin du monopole des pharmacies pour les médicaments non remboursables. L'Ordre des pharmaciens s'y oppose au nom de la sécurité du patient.

Médicaments en grande surface : l\'Ordre défend le monopole DUCROT BENOIT/SIPA

  • Publié 11.07.2013 à 20h17
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Des médicaments bientôt en vente dans nos supermarchés ? Même si le sujet fait toujours débat, c'est ce que propose ce jeudi l'Autorité de la concurrence qui préconise la fin du monopole pharmaceutique pour les médicaments non remboursables. Une brèche dans le monopole permettrait « aux consommateurs de bénéficier de tarifs plus attractifs pour leurs achats de médicaments d’automédication », assurent ces experts de la concurrence. Pourtant, « c'est la sécurité du patient qui est en jeu, mais aussi la survie d'une profession », indique Isabelle Adenot, présidente du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens dans pourquoidocteur.


Le circuit pharmaceutique : une garantie de sécurité pour le patient

Isabelle Adenot : Le médicament n'est pas un produit comme les autres. Il faut faire vraiment attention à son bon usage. Et les pharmaciens sont les spécialistes du médicament. De plus, le circuit pharmaceutique présente des garanties de sécurité pour le public. Parmi elles, l'Odre vérifie que les pharmaciens suivent toutes les années leur formation continue obligatoire. De plus, les autorités sanitaires inspectent les pharmacies. Ce n'est pas en peignant les étagères d'un supermarché que vous obtenez une pharmacie.




La fin annoncée des commerces de promixité

Isabelle Adenot : Avec la fin du monopole, qu'est-ce que gagne et qu'est-ce que perd le public ? S'y on casse le monopole, il y a aura tout simplement moins de pharmacies. On voit bien ce que les grandes surfaces ont fait sur les commerces de proximité. Des pompes à essence ont disparu ainsi que d'autres commerces. Si on veut que les pharmacies disparaissent on va dans le bon sens.



La faillite pour toute une profession

Isabelle Adenot : Aujourd'hui, tous les trois jours, une pharmacie ferme. Des grandes sociétés de comptabilité sont en train de dire que dans quelques jours vous allez avoir deux pharmacies sur 3 qui sont à découvert au niveau de leur trésorerie. Enfin, 25 % des jeunes ne veulent plus devenir pharmacien alors qu'il viennent de passer sept années d'études diffiiciles pour avoir leur diplôme. A un moment donné on voit bien que la question qui va se poser est la suivante : va-t-il rester des pharmaciens ?




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