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Non remboursé par la Sécu

Méningite B : le vaccin Bexsero disponible dans les pharmacies

Par la rédaction

Le Bexsero, nouveau vaccin contre le méningocoque B, va être commercialisé dans les pharmacies. Non remboursé, il est recommandé aux personnes à risque.

RICLAFE/SIPA
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Un nouveau vaccin contre le méningocoque B est désormais disponible dans les pharmacies et établissements de santé. Son fabricant, Novartis, a fait cette annonce ce 11 décembre. Le méningocoque B est responsable d’une majorité de méningites graves en France.

 

Le vaccin Bexsero serait, selon Novartis, « le premier vaccin à large spectre » contre la méningite B. Il couvre 70 à 90% des souches de méningocoques B dans les pays d’Europe. En France, il en couvre 85%. Le vaccin pourra être obtenu sur prescription médicale. Il n’est cependant pas remboursé par la Sécurité sociale. Il s’administre en deux doses jusqu’à 2 ans, en trois doses et un rappel pour les moins de 6 mois. Mais il n’est pas nécessaire au-delà de deux ans. Son prix devrait avoisiner 93€ par dose selon le laboratoire Novartis, sans tenir compte des variations selon les pharmacies.

 

Le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) a également rendu un avis sur le Bexsero ce 11 décembre. Il ne recommande pas l’utilisation du vaccin en prévention de la méningite B dans la population générale. En revanche, les populations à risque, comme les immunodéprimés, peuvent se faire vacciner. Le Haut Conseil souligne aussi qu’il peut être substitué au MenBvac, actuellement utilisé, dans le cadre des campagnes de vaccinations dans les zones hyperendémiques, comme en Normandie ou en Picardie.

 

La méningite B, peu fréquente en France (390 cas en 2011), est particulièrement redoutée. Elle frappe souvent des enfants ou adolescents sans facteur de risque particulier. Si elle n’est mortelle que dans un cas sur dix, elle peut laisser des séquelles graves. Le Bexsero a reçu l’approbation européenne en janvier 2013. En Allemagne, il est pris en charge par certaines caisses. Mais le Royaume-Uni, en raison du coût élevé de la dose, n’a pas souhaité l’ajouter aux programmes de vaccination de routine.