ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Epilepsie réfractaire : la chirurgie améliore la vie des patients

Crises, douleur

Epilepsie réfractaire : la chirurgie améliore la vie des patients

Par la rédaction

La chirurgie épileptique est bénéfique pour les patients, selon une étude américaine. Elle atténuerait l'intensité des crises et améliorerait le bien-être post-opératoire.

PURESTOCK/SIPA

La majorité des patients atteints d'épilepsie qui ont subi une chirurgie du cerveau pour traiter leurs troubles sont satisfaits des résultats. Ces derniers constatent, en effet, une atténuation de l'intensité des crises liées à la maladie et l'amélioration de leur bien- être psychologique et social. Ce sont les conclusions d'une nouvelle étude menée par des chercheurs américains de l'Henry Ford Hospital qui ont examiné les dossiers médicaux post-opératoire de patients épileptiques.

Dans cette étude, chacun des patients du groupe d'étude suivi a subi une chirurgie d'exérèse. Dans cette opération, la partie affectée du cerveau est enlevée, pour traiter ces cas d'épilepsie réfractaire. Cette forme sévère d'épilepsie affecte environ un tiers des personnes touchées par la maladie. Il s'agit d'une forme problématique pour les médecins car résistante aux traitements médicamenteux.
Pour mesurer l'intérêt de la chirurgie, les scientifques ont procédé par enquête téléphonique pour déterminer le niveau de satisfaction des patients.  « Dans l'ensemble, la grande majorité des patients, 92 % d'entre eux, ont exprimé leur satisfaction d'avoir subi une chirurgie de l'épilepsie », indique S. Vibhangini Wasade, neurologue Hôpital Henry Ford et auteur principal de l'étude .
Ce dernier poursuit en indiquant, « qu'après la chirurgie, bon nombre de malades ont pu reconduire. Certains avec des résultats encore plus favorables ont même pu reprendre un travail à temps plein. Par ailleurs, dans leur ensemble, les patients opérés étaient aussi moins susceptibles de prendre des antidépresseurs pour calmer leurs troubles », a t-il ajouté.

Aujourd’hui, 60 à 70 % des patients épileptiques répondent favorablement aux médicaments. La recherche travaille à la conception de nouvelles molécules plus efficaces ou présentant moins d’effets secondaires (fatigue somnolence, tremblement, troubles psychomoteurs légers, etc.).
Mais, dans 30 % des cas, les malades ne répondent pas de manière totale ou satisfaisante au traitement médicamenteux. Un traitement chirurgical peut alors être proposé si la région épileptogène est localisée dans une partie du cerveau qui peut être enlevée sans séquelle neurologique majeure. Seuls des examens approfondis permettent d’évaluer le rapport bénéfice/risque de cette opération aboutissant à l’ablation de la "zone épileptogène", indique l'Inserm.