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QUESTION D'ACTU

Alerte de l’ANSM

Deux antithyroïdiens de synthèse en rupture de stock

Après le Néo-Mercazole en rupture de stock depuis juin, la situation se répercute sur le Thyrozol. L’ANSM demande aux médecins de ne plus initier de  traitement avant le retour à la normale.  

Deux antithyroïdiens de synthèse en rupture de stock    Hussein Malla/AP/SIPA

  • Publié 22.11.2013 à 18h26
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Eviter aux malades souffrant d’hyperthyroïdie et notamment de la maladie de Basedow de se retrouver sans médicaments, c’est ce que tente de mettre en œuvre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Depuis le mois de juin, le laboratoire CSP a des problèmes d’approvisionnement en matières premières, son antithyroïdien de synthèse le Néo-Mercazole est donc en rupture de stock. Les ventes se sont alors reportées sur les comprimés de Thyrozol, mais le laboratoire Merck Serono ne peut plus faire face à la demande. Les comprimés de 10 et 20 mg sont en rupture de stock et les quantités restantes de boîtes de comprimés de 5mg sont très limitées. Le retour à un approvisionnement suffisant pour le Thyrozol est attendu pour fin décembre.


En attendant, l’ANSM invite les médecins prescripteurs à ne plus initier de traitement par Thyrozol et les pharmaciens à ne commander que les quantités strictement nécessaires afin de réserver le stock existant aux patients déjà traités par ce médicament. Les personnes diagnostiquées d’ici la fin 2013 pour une hyperthyroïdie se verront donc prescrire des comprimés de Propylex ou de Basdène de façon à réserver les stocks encore disponibles de Thyrozol aux renouvellements des traitements déjà prescrits.


L’ANSM anticipe également l’étape suivante, s’il s’avérait nécessaire, faute de stock, de changer de traitement les patients sous Thyrozol. Elle rappelle que les posologies des différentes classes thérapeutiques d’anti-thyroïdiens de synthèse ne sont pas équivalentes. Par conséquent, en cas de remplacement d’un traitement par un autre, la posologie devra être ajustée au cas par cas en fonction de l’état clinique et du dosage hormonal du patient. Et en cas de doute, souligne l’ANSM, les patients devront être réorientés vers leur endocrinologue.

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