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Accouchement

Première greffe d’utérus en France : un deuxième enfant est né

Par Geneviève Andrianaly

Le 17 février, la première Française ayant bénéficié d’une transplantation utérine a mis au monde sa deuxième petite fille, prénommée Maxine.

kieferpix/iStock
Le syndrome de Rokitansky affecte une fille sur 4.500.
En 2019, Déborah a été la première patiente à recevoir l’utérus de sa mère.
Le 17 février dernier, elle a accouché de sa deuxième petite fille.

En mars 2019, Déborah, âgée de 34 ans, était la première patiente à recevoir une greffe d’utérus dans l’Hexagone. "La greffe avait été réalisée avec l’utérus d’une donneuse vivante, qui n’est autre que la mère de la patiente", a expliqué l’équipe de l’Hôpital Foch, qui a réalisé l’intervention chirurgicale.

Le diagnostic du syndrome Rokitansky est posé à l’adolescence

La trentenaire a subi cette opération, car elle était atteinte du syndrome Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH). Selon l’hôpital Necker, cette maladie, qui est responsable d’une infertilité, touche une fille sur 4.500. Elle se caractérise par une aplasie congénitale du vagin et de l’utérus. En clair, le développement de l’utérus et du vagin des patientes est incomplet.

En général, les jeunes patientes souffrant de ce syndrome sont en bonne santé. Pour 85 % des cas, le diagnostic de cette pathologie est posé à l’adolescence, lorsque la fille constate une absence de règles. "Quelquefois l’absence de règles n’a pas inquiété et c’est alors au moment où la jeune fille se plaint de rapports sexuels difficiles voire impossibles (10 %)", précise l’établissement hospitalier.

Greffe d’utérus : elle a donné naissance à une deuxième petite fille

Le 12 février 2021, Déborah a accouché d’une petite fille de 1 kg 845 grammes, après 33 semaines de grossesse. "Cette naissance s’est déroulée dans de très bonnes conditions sans complication notable", indique l’Hôpital Foch sur son site. Deux ans après cet accouchement, elle a mis au monde un deuxième bébé, plus précisément une petite fille prénommée Maxine, le 17 février.

"Cette nouvelle naissance est survenue grâce à plus de 15 ans de travaux de recherche menés par l’équipe du Professeur Jean-Marc Ayoubi, chef du service de Gynécologie, Obstétrique et Médecine de la Reproduction de l’Hôpital Foch et Professeur à la faculté de médecine Simone Veil – UVSQ – Paris-Saclay. La direction de l’Hôpital Foch est heureuse de cette réussite et du bon déroulement de ces travaux de recherche", peut-on lire sous une photo publiée sur le compte Instagram de l’Hôpital Foch.