ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Cancer des testicules : les signes qui peuvent vous alerter 

Symptômes

Cancer des testicules : les signes qui peuvent vous alerter 

Par Mégane Fleury

Certains symptômes peuvent être le signe d’un cancer des testicules. 

Korrawin/istock
Le cancer du testicule est le plus fréquent chez les hommes jeunes.
Une conservation du sperme est généralement réalisée avant les traitements.

Près de 3.000 cancers des testicules ont été diagnostiqués en 2018, selon Santé Publique France. "Le cancer du testicule est le plus souvent diagnostiqué à la suite de l'apparition d'une masse que vous avez pu découvrir à la palpation ou qui a été décelée par votre médecin", précise l’Institut national du cancer. Aussi, d’autres signes avant-coureurs peuvent aider à diagnostiquer rapidement la maladie. 

Quels sont les symptômes du cancer des testicules ?

Le symptôme le plus courant de ce cancer est donc la présence d’une masse palpable sur le testicule. "Cette masse ne régresse pas au cours du temps, précise l’institut national du cancer. Elle est dure au toucher et le plus souvent indolore." Parfois, la maladie peut se manifester par une sensation de lourdeur au niveau des testicules, ou une gêne. Dans tous les cas, ces symptômes doivent être persistants. "Le testicule dans son ensemble peut gonfler et augmenter de volume, parfois de façon soudaine", ajoute l’organisme. 

Toutefois, d’autres signaux corporels peuvent alerter. L’institut national du cancer cite notamment la gynécomastie : un "développement des seins chez l'homme, qui apparaît rapidement". "Elle est provoquée par la sécrétion d'une hormone, la HCG, par la tumeur du testicule", détaille-t-il. La maladie peut aussi se traduire par des douleurs dans le dos, une perte de poids, la présence d’une masse dans l’abdomen ou bien des difficultés à respirer. 

Cancer des testicules : comment réaliser une auto-palpation ?

Comme pour les autres cancers, un diagnostic suffisamment précoce permet de démarrer les traitements avant que la maladie n’atteigne un stade trop avancé. Pour cette raison, il est important d’être vigilant face aux signaux potentiels du cancer. La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer rappelle qu’il est conseillé de pratiquer l’auto-palpation des testicules dès 14 ans, et ce, une fois par mois. "Le moment idéal est à la sortie de la douche car la chaleur de l'eau a détendu la peau des bourses, ce qui facilite la palpation, développe l’organisme. Devant un miroir, il faut examiner les testicules l'un après l'autre en faisant rouler la glande entre le pouce et les quatre doigts. Les quatre doigts sont placés sous le testicule et le pouce au-dessus. (…) Le fait de palper une petite masse qui était absente lors des autopalpations précédentes doit conduire à consulter un médecin."

Quels sont les facteurs de risque du cancer des testicules ?

Certaines personnes sont davantage à risque de développer un cancer des testicules. Le fait d’en avoir souffert par le passé augmente les probabilités qu’une tumeur se développe à nouveau. Mais d’autres facteurs peuvent aussi augmenter le risque, comme la cryptorchidie. Ce terme désigne le fait qu’un des testicules ne descende pas correctement vers le scrotum, avant la naissance. Cela nécessite une opération chirurgicale pour le replacer correctement. Tous les hommes concernés ne développent pas de cancer par la suite, mais l’institut national du cancer prévient : "En cas de masse découverte sur un testicule, parlez-en à votre médecin en lui mentionnant que vous avez été traité pour une cryptorchidie."

Cancer des testicules : comment est-il soigné ?

En cas de signe de cancer, le médecin traitant réalise d’abord une palpation, puis prescrit généralement une échographie. Des examens sanguins permettent aussi d’évaluer les niveaux de trois biomarqueurs de la maladie : AFP, hCG total et LDH. Si le diagnostic de cancer est confirmé, le traitement passe alors par une ablation du testicule concerné. "L'opération consiste à enlever le testicule dans lequel la tumeur s'est développée et les tissus à proximité vers lesquels elle a pu se propager", précise l’institut national du cancer. En parallèle, une chimiothérapie et/ou une radiothérapie peuvent être recommandées, ou un curage ganglionnaire, "qui permet de retirer, par une seconde opération chirurgicale, les ganglions lymphatiques susceptibles d'être atteints par des cellules cancéreuses". 

Consultez notre ouvrage vidéo numérique,

seule une création de compte est requise pour y accéder.