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Accident vasculaire cérébral

AVC : 5 signes avant-coureurs à repérer

Par Alexandra Wargny Drieghe

L’accident vasculaire cérébral (AVC) n’est pas une fatalité à condition de repérer les symptômes précurseurs afin d’obtenir une prise en charge rapide par le corps médical.

peterschreiber.media/Istock
L’AVC est la 3ème cause de mortalité chez l’homme et la 2ème chez la femme, après l’infarctus du myocarde.
Les symptômes de l’AVC sont les mêmes quelque soit le sexe.
Plus la prise en charge est rapide, moins les séquelles sont importantes. Dès les premiers symptômes il faut donc appeler les secours (15 ou 112).

Un Français ferait un accident vasculaire cérébral (AVC) toutes les quatre minutes, selon la Fédération française de cardiologie (FFC). Cela représente plus de 150.000 personnes par an, pour plus de 30.000 décès.

Attaque cérébrale : que se passe-t-il dans le cerveau ?

“AVC”, “attaque cérébrale” ou encore “congestion cérébrale”. Derrière ces différentes expressions se cachant un même trouble : une artère se bouche ou se rompt, pouvant détruire une partie du cerveau. “Dans le premier cas, on parlera d’infarctus cérébral. Dans le second, d’hémorragie cérébrale”, détaille la FFC.

L’infarctus cérébral est provoqué par l’occlusion d’une artère qui entraîne petit à petit la mort des cellules nerveuses du cerveau car, privées de sang, elles n’ont plus l'oxygène nécessaire. Cette occlusion peut être induite par un caillot sanguin ou “se former directement dans les toutes petites artères, ce qui est fréquent chez les hypertendus et les diabétiques”.

L’hémorragie cérébrale trouve quant à elle son origine dans la rupture d’un vaisseau à l’intérieur du cerveau. “L’irruption de sang dans le tissu cérébral comprime et endommage celui-ci, entraînant une souffrance des cellules nerveuses, voire leur destruction.

Les symptômes de l’AVC qui ne trompent pas

Les signes d’un AVC sont les mêmes chez la femme et chez l’homme. Dans certains cas, les symptômes surviennent et disparaissent quelques minutes après, c’est ce que les médecins appellent un accident ischémique transitoire (AIT). Mais même brefs, ces signes doivent vous alerter car sans prise en charge rapide, un nouveau caillot peut se former et provoquer un nouvel AIT, voire un AVC. “L’AIT multiplie par 50 le risque de faire un AVC”, souligne la FFC.

Les principaux signaux de l’accident vasculaire cérébral sont :

En cas de soupçon d’AVC, il faut immédiatement appeler les secours en composant le 15 ou le 112. Il est également important de noter l’heure des premiers symptômes afin de la communiquer aux professionnels de santé.

Accident vasculaire cérébral : quels traitements sont possibles ? 

Le traitement de l’AVC dépend de son type. "Dans le cas d’un AVC ischémique, le but est de déboucher le vaisseau cérébral le plus rapidement possible afin de limiter les lésions, et donc les séquelles", précise la Fondation pour la recherche médicale. Pour y parvenir, deux techniques existent. La thrombolyse est la plus classique : cela consiste à injecter un produit pour dissoudre le caillot. Néanmoins, elle n'est efficace que dans les quatre à cinq premières heures après le début de l'AVC. Une seconde réponse thérapeutique plus récente peut également être choisie : la thrombectomie. "Elle consiste à ôter le caillot qui obstrue l’artère de manière mécanique à l’aide d’un cathéter inséré dans l’artère fémorale. Cette technique est cependant réservée aux caillots faciles d’accès, obstruant une grosse artère, ou à ceux qui répondent le moins bien à la thrombolyse."

Concernant l’AVC hémorragique, il n'y a qu'une solution : la prise en charge chirurgicale en vue de rétablir un écoulement sanguin normal. "Il s’agit ensuite de lutter contre les facteurs de risque de rechute. Parmi ceux-ci, on peut citer : le diabète et l’hypertension artérielle (qui ont des effets délétères sur l’état des vaisseaux), les arythmies cardiaques (qui favorisent la formation de caillots), le tabagisme, l’hypercholestérolémie et l’obésité. Un traitement anticoagulant peut être prescrit pour fluidifier le sang et limiter les récidives", détaille la Fondation.