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Urgence sanitaire

Variole du singe : un décès confirmé en Espagne, le premier en Europe

Par Charlotte Arce

Les autorités sanitaires espagnoles ont confirmé vendredi 29 juillet avoir enregistré le décès d’un homme touché par la variole du singe. Il s’agit du premier décès lié à cette maladie recensé en Europe.

monkeybusinessimages/iStock
Plus de 19 000 cas de variole du singe ont été signalés dans plus de 75 pays.
L’Europe est l’épicentre des cas détectés.
Selon l'agence régionale de santé Île-de-France, 8 000 injections contre la variole ont été réalisées dans la région, soit "70% des vaccinations réalisées en France".

L’Europe compte désormais sa première victime de la variole du singe.

Vendredi 29 juillet, le Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires du ministère de la Santé espagnol a annoncé que le pays venait d’enregistrer son premier décès lié à cette maladie. Ni la cause, ni la date du décès n’ont en revanche été précisés.

Un mort également recensé au Brésil

Selon l’agence sanitaire, l’Espagne est actuellement l’un des pays comptant les plus de cas de monkeypox. Depuis le début de l’épidémie, 4 298 personnes ont été infectées. À titre de comparaison, en France, Santé publique France a recensé au 28 juillet 1 955 cas confirmés, dont 814 (53 %) en Île-de-France, la région la plus touchée.

Vendredi 29 juillet, les autorités brésiliennes ont également annoncé qu’un homme de 41 ans atteint de la variole du singe était décédé la veille. "Suivi à l’hôpital pour d’autres affections cliniques graves", il souffrait de problèmes importants d’immunité. Au total, ce sont sept décès liés à la variole du singe, dont deux hors d’Afrique, qui ont été recensés dans le monde.

Le plus haut niveau d’alerte déclenché par l’OMS

Face à l’ampleur prise par l’épidémie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché samedi 23 juillet son plus haut niveau d’alerte pour renforcer la lutte contre la variole du singe.

Le directeur général de l’autorité sanitaire a notamment appelé les personnes à risque à prendre des mesures pour se protéger contre la maladie. "Cela signifie faire des choix sûrs pour soi-même et pour les autres, pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, a-t-il déclaré. Cela inclut, pour l'instant, la réduction du nombre de partenaires sexuels."

"De plus, les personnes infectées doivent s'isoler et éviter les rassemblements impliquant un contact physique étroit et il est conseillé d’obtenir les coordonnées de tout nouveau partenaire sexuel au cas où un suivi ultérieur serait nécessaire", a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus.