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QUESTION D'ACTU

Industrie agro alimentaire et contaminations

Buitoni, Kinder... : «La réglementation, qui repose sur des auto-contrôles doit être modifiée»

Depuis le 1er mars, de nombreux produits alimentaires dangereux pour la santé ont été rappelés, dont les désormais tristement célèbres pizzas Buitoni et les chocolats Kinder. Pour Quentin Guillemain, président de l'association "Pour la santé des enfants", les choses doivent changer. 

Buitoni, Kinder... : \ adogslifephoto / istock.


  • Publié le 12.04.2022 à 19h30
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L'ESSENTIEL
  • Les pizzas Buitoni contaminées auraient causé la mort de deux enfants.
  • Huit personnes auraient été hospitalisées à cause de chocolats Kinder toxiques.

Après la fermeture de l'usine Buitoni du groupe Nestlé par les autorités françaises, les autorités belges ont annoncé la fermeture de l'usine de chocolats Kinder du groupe Ferrero.

"Impossible de faire confiance"

"C'est la preuve qu'il nous est impossible de faire confiance à ces grands industriels de l'agroalimentaire", estime Quentin Guillemain, président de l'association Pour la santé des enfants. "Ces derniers ne peuvent ignorer les processus de sécurité sanitaire des aliments, gérant souvent des dizaines, voir des centaines d'usines à travers l'Europe qui dépendent toutes de la même réglementation européenne", ajoute-t-il.

Selon les militants, la fermeture de ces usines arrive trop tard, après de très nombreuses contaminations de personnes ayant consommées les produits qui y étaient fabriqués. "Mais pourquoi a-t-il fallu attendre les évènements de ces derniers jours pour que ces usines ferment enfin après que des conditions d'hygiène déplorables y aient été constatées ou que celles-ci ne soient pas en mesure d'avoir une traçabilité des produits qu'ils fabriquent ?", s’interroge l’association. "Il aura fallu des personnes malades, des hospitalisations et parfois des décès pour que les autorités nationales prennent ces décisions plusieurs jours après les alertes sanitaires", rappelle-t-elle.

"Manque à gagner"

"La réglementation, qui repose sur des auto-contrôles de ces usines alimentaires, doit être modifiée pour que la sécurité sanitaire des aliments ne repose plus sur le seul bon vouloir de ces grands groupes qui n'ont en tête que le profit au détriment de notre santé", jugent les militants. Ils déplorent aussi que Ferrero ait mis plusieurs jours avant de communiquer la liste exacte des produits concernés par la contamination à la salmonelle, ait ensuite élargi son rappel à d'autres produits et soit resté injoignable, que ce soit par téléphone ou par mail.

"Pire, le groupe Ferrero a cru bon de relancer la production de ses produits après une première alerte en décembre 2021", souligne l’association. "Comment un industriel de ce calibre peut-il ignorer qu'une usine doit être complètement aseptisée et nettoyée pièce par pièce après qu'une présence de salmonelle soit constatée ? Sauf à penser que cela arrivant pendant les fêtes, ils ont jugé préférable de continuer la production, le manque à gagner étant trop important", précise Quentin Guillemain.

L'association pour la santé des enfants demande à être reçue par les autorités sanitaires et les deux industriels pour faire la transparence sur la situation et pouvoir informer les consommateurs.

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