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Les enfants exposés aux écrans : est-ce réellement un problème ?

Par Geneviève Andrianaly

Une récente étude canadienne a confirmé le lien entre le temps passé devant la télévision, une tablette, l’ordinateur ou un téléphone et les potentiels troubles du comportement chez les enfants de moins de 12 ans. Mais, cette association serait "faible".

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MOTS-CLÉS :
En France, 43% des enfants âgés de 0 à 2 ans utilisent Internet.
D’après un sondage Ipsos, 26 % des bébés y regardent des vidéos de courte durée, 24% des séries TV et 22% des films.

Dans une tribune publiée dans Le Monde, en décembre, une centaine de députés français ont estimé que "la surexposition des enfants aux écrans pourrait être le mal du siècle". Ils ont spécifié que les écrans étaient "des entraves à l’acquisition du langage, à la mémorisation des savoirs. Ils ont aussi une influence néfaste sur le sommeil, l’alimentation, ou encore la gestion des émotions." En clair, les portables, les ordinateurs, les télévisions et les tablettes auraient un impact sur le développement intellectuel des enfants.

Mais "existe-t-il une corrélation entre l’exposition aux écrans et les problèmes comportementaux internalisants (dépression, anxiété) et externalisants (agression, inattention, hyperactivité) des enfants ?" C’est la question que se sont posés des chercheurs canadiens. Afin d’y répondre, ils ont réalisé une étude publiée dans la revue JAMA Psychiatry le 16 mars.

Un "faible" lien entre l’exposition aux écrans et les troubles du comportement

Pour les besoins des travaux, les scientifiques ont examiné 595 recherches. Parmi elles, ils en ont retenu 87 études, qui portaient sur 159.425 enfants de moins de 12 ans. Les recherches incluses, qui étaient observationnelles ou expérimentales, mesuraient le temps passé devant l'écran et les problèmes de comportementaux chez les enfants.

D’après l’étude, une plus grande durée du temps passé devant un écran était faiblement associée à des problèmes de comportement. "Les résultats varient en fonction de facteurs démographiques (par exemple, le sexe) et méthodologiques (par exemple, l'informateur et la méthode de mesure)", ont indiqué les auteurs.