ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Vie de couple : l'eczéma impacte considérablement le partenaire du malade

Dermatologie

Vie de couple : l'eczéma impacte considérablement le partenaire du malade

Par Mathilde Debry

Perturbation du sommeil, baisse du désir sexuel... Les conjoints de personnes atteintes d'eczéma souffrent indirectement de cette maladie de peau. 

Albina Gavrilovic / istock.
L’eczéma concerne 2,5 millions de Français de tous les âges.
Cette maladie de peau est toujours associée à des démangeaisons intenses qui peuvent atteindre toutes les parties du corps.

L'Association Française de l’Eczéma publie une enquête inédite concernant l’impact de l’eczema sur la vie de couple. "Confrontés à l’eczéma de leur partenaire au quotidien, les conjoints sont impactés dans leur vie de couple et leur ressenti est largement sous-estimé", résument les militants.

Baisse du désir sexuel

29% des conjoints avouent d’abord que l’eczéma de leur partenaire les empêche de dormir (en cas d’eczéma sévère, ce taux grimpe à 46%). A leurs côtés, 44% des malades déclarent que l’eczéma perturbe leur propre sommeil.

Concernant la vie sexuelle, 26% des patients reconnaissent une baisse de leur désir du fait de leur eczéma, et 42% des conjoints estiment que la maladie de peau de leur partenaire diminue leurs propres élans. Lorsque le patient est une femme, 33,7% des conjoints déclarent que l’eczéma de leur partenaire diminue leur propre désir sexuel, un chiffre qui monte à 46% si le malade est un homme.  

Peur de la transmission

33% des conjoints continuent par ailleurs de croire à tort que l’eczéma de leur partenaire est contagieux, alors que seulement 17% des patients ressentent la crainte de leur conjoint que cela soit le cas. "43% des conjoints avouent également redouter une transmission de l’eczéma de leur partenaire à l’un de leur enfant, alors que seulement 28% des patients estiment que leur conjoint appréhende une transmission héréditaire de la maladie", précise l'enquête. 

Enfin, l’impact de l’eczéma sur le couple a tendance à augmenter avec le degré de sévérité de la pathologie. 34% des patients souffrant d’une forme légère de la maladie considèrent que leur eczéma est source de tension dans leur relation, alors que 66% des personnes souffrant d’une forme sévère pensent de même.