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Coronavirus

Dans les TGV encore en circulation, inquiétude et prudence

Par Jean-Guillaume Bayard

Quelques trains continuent de circuler à travers la France, avec à l’intérieur des wagons des passagers stressés et des contrôleurs qui le sont tout autant.

olrat/iStock
La circulation des trains est fortement réduite durant le confinement
Un journaliste du Point a réalisé un reportage dans un des rares TGV en circulation
Il a noté de l'inquiétude et du stress parmi les passagers et le personnel ferroviaire

Sur les quais, quelques rares personnes attendent les trains qui continuent de circuler. Pour pouvoir voyager, il est essentiel d’être en possession d’une attestation de déplacement dérogatoire ou professionnelle pour les personnes “ayant une impérieuse nécessité de travailler”. Une file est réservée au personnel médical ou militaire “qui bénéficie d'un accès gratuit aux TGV InOui et Intercités en circulation", précise la SNCF au Point qui a réalisé un reportage dans un train.

Des gens stressés

Dans les trains, l’ambiance est pesante. Pas simple de respecter la distanciation sociale dans les wagons, notent l’article mis en ligne par le magasine. Dans le train, ce dernier relai une scène où une jeune femme, en retard, finit par s’asseoir à côté d’un homme qui lui explique qu’il préfère qu’elle s’assoit ailleurs, “je crois que c'est interdit”, ajoute-t-il à travers son masque. Dans les wagons, l’odeur de gel hydroalcoolique parfume les espaces. La SNCF a beaucoup indiqué que ses trains sont régulièrement désinfectés, on est jamais trop prudent.

Du côté des contrôleurs, les déplacements à travers le train se font beaucoup plus rare, voir sont inexistants. Il n’y a plus de contrôle de billet à bord. “On évite de se déplacer pour ne pas transmettre le Covid, témoigne l’un d’eux. On a été en contact avec beaucoup de gens depuis le mois de janvier, environ 1 000 personnes par jour et des droits de retrait ont été exercés.” Dans les wagons, les gens sont sur le qui-vive. “Il n'y a quasiment que ça, des gens stressés, confirme un chef de bord. Ça a tâtonné dans l'entreprise comme partout. Mon collègue et moi, on ne travaille plus parce qu'il n'y a quasiment plus de trains, donc on bosse un jour sur deux pour que tout le monde puisse travailler.”

La nature de retour

Continuer à faire en sorte que les trains continuent de circuler est impératif. “Nous, ça fait longtemps qu'on défend le service public, s'il y a une occasion de montrer qu'on y tient c'est bien aujourd’hui”, affaire un agent. Des correspondances ont été annulés et pour palier leur absence quelques voitures VTC continuent leur activité. Autre preuve du changement imposé par le confinement, la nature a repris ses droits. “Vous savez, derrière la gare, les chevreuils sont revenus”, note en riant le chauffeur du train.