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Remonter la piste de l'infection

Cas de Zika dans le Var : enquête médicale à Hyères

Par Raphaëlle de Tappie

Des médecins de Santé publique France enquêtent actuellement à Hyères, dans le Var, pour essayer de comprendre comment trois habitants de la ville ont pu contracter le virus Zika, transmis par le moustique-tigre. 

NECHAEV-KON / ISTOCK

Enquête médicale dans le Var. En mission dans un quartier de Hyères, des médecins de Santé publique France essayent de remonter la piste des trois cas de Zika survenus dans la ville l’été dernier, révèle France Télévisions le 21 novembre. Bien que le phénomène soit terminé et que la population ne risque plus rien, il s’agit de documenter la circulation du virus afin de mieux réussir à lutter contre la propagation de l’infection à l’avenir.

La moitié des porteurs du virus, transmis par le moustique-tigre, n’ayant pas de symptômes, les médecins contrôlent habitants un à un via un prélèvement sanguin et un questionnaire. Il s'agit par exemple de savoir où ils ont voyagé récemment, car quelqu’un à Hyères est allé dans un pays tropical et s’est fait inoculer le virus. De retour en France, un moustique-tigre français l’a ensuite piqué puis a transmis Zika à d’autres personnes en les piquant à leur tour. 

Par mesure de précaution, la municipalité de Hyères a envoyé des courriers pour signaler à ses habitants de bien faire attention aux moustiques. Car bien que l’hiver arrive, les œufs peuvent survivre dans les jardins entre deux et cinq ans. Il faut donc éliminer les eaux stagnantes, surtout dans les résidences secondaires vides.

Premiers cas d’infections autochtones

Cette enquête a été lancé après que, début novembre, l’Agence régionale de santé (ARS) de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur a annoncé un troisième cas de contamination par le virus Zika à Hyères. Avant cela, aucun cas autochtone n’avait jamais été signalé. Si les malades sont aujourd’hui guéris, la maladie qui ressemble à un état grippal, n’est pas à prendre à la légère. Chez les femmes enceintes, elle peut entraîner des malformations chez le fœtus.  

Face à ces cas, ainsi qu’aux augmentations de cas de dengue autochtones en France métropolitaine, les autorités sanitaires appellent à la vigilance: “Ces constatations incitent les autorités sanitaires à renforcer la vigilance et à diffuser des conseils de prévention à destination de la population”, explique la Direction générale de santé (DGS) dans un communiqué.

La dengue se transmet également par le moustique-tigre

Les autorités sanitaires invitent également “les personnes qui reviennent d’un pays où circulent les virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika” à “se protéger efficacement des moustiques, surtout en cas de survenue de fièvre dans les 15 jours suivant leur retour, pour ne pas favoriser la diffusion de la maladie” et “à consulter sans délai leur médecin en signalant leur voyage récent.”

Rappelons que la dengue, tout comme Zika, se transmet indirectement d’un individu à un autre, par une piqûre de moustique-tigre. Ce dernier est présent dans une cinquantaine de départements français en métropole, notamment dans les deux-tiers du sud de la France et la région parisienne.