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Droits des femmes

Grève des IVG : le syndicat des gynécologues de France se ravise

Le syndicat des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) qui menaçait de faire une "grève des IVG" s'est rétracté dans un communiqué. 

Grève des IVG : le syndicat des gynécologues de France se ravise Sebastian Kaczorowski /istock




Ouf. Le syndicat des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) qui avait lancé un appel à la grève des IVG dans le cas où la ministre de la Santé Agnès Buzyn n’accepterait pas de le recevoir pour négocier le plafonnement des garanties d'une assurance professionnelle, s'est rétracté.

"Le SYNGOF n’arrêtera pas la pratique des IVG"

"Le SYNGOF n’arrêtera pas la pratique des IVG, mais il ne faiblira pas devant le problème de couverture assurantielle des gynécologues, chirurgiens et anesthésistes qui menace la pérennité de la profession", titre le communiqué du syndicat. "Les gynécologues du Syngof soutiennent sans réserve le droit à l'IVG", a indiqué ce dernier. "Il est malheureux de constater" que "le seul moyen aujourd’hui de se faire entendre est de générer une fausse polémique sur les réseaux sociaux dont on n’ignore pas l’impact négatif sur l’image" de la profession.

Un vent de contestations 

Cet appel à la grève des IVG lancé auprès de 1600 professionnels a fait grand bruit, d'abord au ministère de la Santé puisqu'Agnès Buzyn a dénoncé "une prise en otage des femmes" ne pouvant en "aucun cas" servir de "levier de négociation" sur ce dossier qu'elle assure suivre de "très près".

De même, l’Ordre des médecins a "fermement" condamné cette menace "totalement contraire à la déontologie médicale" et évoqué les "conséquences potentiellement dramatiques" d’une telle résolution. "Ce serait un acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques", écrit le Conseil national dans un communiqué qui juge toutefois "prématuré" d’évoquer des sanctions

Sur Twitter, la membre des associations féministes Nous Toutes et Le Groupe F Anaïs Leleux a justement lancé un appel pour demander à l’organisation de prendre des sanctions contre le Syngof. Jeudi 14 mars, plus de 5 000 mails ont été envoyés au conseil national de l’Ordre.

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