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Probablement la tuberculose

Tuberculose : des squelettes humains découverts dans un jardin

Par Raphaëlle de Tappie

Des ossements humains ont été découverts par des ouvriers dans un jardin à Saint-Denis-d’Anjou en Mayenne. D'après le maire de la commune, il pourrait s'agir de femmes décédées de la tuberculose après la Seconde Guerre mondiale. 

Mongkolchon Akesin/iStock

Gros choc pour les propriétaires d’un pavillon du village Saint-Denis-d’Anjou (Mayenne). Alors qu’ils faisaient faire des travaux pour leur future piscine, ils sont tombés sur ossements humains dans la terre. Et d’après le maire de cette petite commune, cela n’est pas la première fois que cela arrive.

Les os dateraient d’il y a plus de cinquante ans

C’est en creusant dans une dalle en béton que les ouvriers ont fait cette macabre découverte. Les propriétaires de la maison ont alors contacté les autorités et des experts et un médecin sont venus examiner les ossements. D’après les premières constatations, les os dateraient d’il y a plus de cinquante ans.

"Il y aurait deux ou trois squelettes. On pense que c'est la mère et les deux filles. Ces ossements sont datés de plus d'une cinquantaine d'années certainement. Ils ne datent pas du tout de la Préhistoire, mais bien de l'Histoire contemporaine malheureusement", déclare Roger Guédon, le maire de Saint-Denis-d'Anjou à France Bleu Mayenne. D’après lui, ces femmes auraient peut-être été tuées par la tuberculose. Après la seconde guerre mondiale, la maladie avait frappé le village et des jeunes filles de la famille des anciens propriétaires de la maison avaient été touchées. "On pensait qu'elles avaient été dans un sanatorium en Normandie, mais nous n'en savons pas plus", explique le maire.

La tuberculose a tué 1,7 millions de personnes en 2017

Les ossements ont été envoyés à l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale à Paris pour une enquête plus approfondie. La tuberculose, affliction qui touche le plus souvent les poumons mais aussi parfois les reins, les ganglions et les os, est la maladie infectieuse la plus mortelle au monde. En 2017, elle a tué 1,6 millions de personnes, d’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

C’est pourquoi, fin septembre, les Nations Unies se sont réunies à New York afin de lever 1,3 milliard de dollars dans l'espoir d'éradiquer ce mal d'ici 2030 et de faciliter l'obtention de médicaments à moindre coûts. Car la tuberculose survenant surtout dans des milieux l’on souffre de malnutrition, de mauvaises conditions sanitaires, de surpeuplement et d’un manque de suivi médical, les personnes atteintes vivent en général dans des pays très pauvres.