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Au Canada

Ceux qui habitent dans les petites villes seraient plus heureux que les autres

Par Chloé Savellon

Selon une récente étude canadienne, les habitants des petites villes auraient davantage de chance d'être satisfaits que ceux qui vivent dans les grandes villes. Ces différences s'expliquent notamment par un besoin de préserver et d'enrichir sa vie sociale. 

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Musées, concerts, boîtes, restaurants ouverts tard… S'il existe de nombreux avantages à vivre dans une grande ville, cela ne fait pas forcément de ses habitants les gens les plus heureux. Car selon une nouvelle étude canadienne, il semblerait que les personnes qui vivent dans des petites villes ou en zones rurales se sentent davantage épanouies et satisfaites.

Réalisée par des chercheurs de la Vancouver School of Economics et de l'Université McGill, cette étude croise les données de deux enquêtes nationales en cours visant à évaluer l'indice de satisfaction des habitants des collectivités et à identifier les raisons de leur bien-être. 

L'enquête fait mention des taux de satisfaction de vie de 400 000 personnes dans les collectivités canadiennes menées entre 2009 et 2014. Les réponses ont ensuite été croisées avec les données démographiques sur la communauté du participant.

Lorsqu'ils ont exploré les facteurs associés aux communautés heureuses, les auteurs ont été surpris par la différence très importante entre les personnes qui vivent dans les régions rurales et celles qui vivent dans les grandes villes.

Enrichir sa vie sociale 

Selon le classement du bonheur de 2015 de Statistique Canada, les villes de Toronto et de Vancouver figurent par exemple tout en bas de l'échelle, alors que des petites villes telles que St. John's, Terre-Neuve ou Sudbury se hissent en tête de liste. 

Pour les auteurs de l'étude, cet écart se justifie en partie par le besoin de vivre à proximité de ses proches et dans un environnement qui favorise les rencontres et assure une vie sociale de qualité. "L'une des raisons pour lesquelles les habitants des villes sont moins heureux que ceux des régions rurales est que le niveau de connexion sociale y est moins élevé. Les gens ont tendance à être moins amicaux parce qu'ils sont plus pressés, ils ne se connaissent pas, ils sont coincés dans les embouteillages", explique le le Pr Helliwell, co-auteur de l'étude. 

Une conception de la vie qui prouve que ces Canadiens ont adopté le célèbre adage selon lequel "l'argent ne fait pas le bonheur". "Il est important d'être capable de se nourrir et de subvenir à ses besoins, mais au-delà d'un certain point, un revenu plus élevé n'équivaut pas à avoir de bons amis et de la famille à proximité", analyse le Pr Helliwell.