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Ménopause : la progestérone micronisée réduit les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes

La progestérone naturelle micronisée par voie orale réduit les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes lors de la periménopause. Ce traitement pourrait intéresser 20% des femmes.

Ménopause : la progestérone micronisée réduit les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes Highwaystarz-Photography/istock

  • Publié 20.03.2018 à 15h22
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Une nouvelle étude canadienne révèle que la progestérone micronisée par voie orale diminue les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes survenant au cours de la periménopause.

Les résultats ont été présentés lors de la 100ème réunion annuelle de l’Endocrine Society le 19 mars 2018 à Chicago.

20% des femmes ont besoin d'un traitement 

« Aujourd’hui environ 20% des femmes ont besoin d’un traitement pour les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes » indique Jerilynn C. Prior, l’auteur principal de l’étude. Il estime par ailleurs que ces désagréments se manifestent chez 8 femmes sur 10 au cours de la péri-ménopause.

Selon lui il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement vraiment efficace. Seuls des traitements hormonaux substitutifs associant estrogènes et progestérone ou les pilules estroprogestatives sont prescrits pour les symptômes de bouffées de chaleur, sans que leur efficacité ait été réellement prouvée scientifiquement.

Les chercheurs ont étudié chez 189 femmes randomisées la prise de progestérone micronisée par voie orale tous les soirs au coucher en s’appuyant sur 3 raisons : l’efficacité de la progestérone sur les bouffées de chaleur et les sueurs nocturne en peri-ménopause, une diminution des taux de progestérone à cette période de la vie, l’augmentation du sommeil profond par la progestérone, ceci sans entraîner la formation de caillots sanguins.

Une nette amélioration clinique

En pratique, durant 3 mois, 93 femmes ont reçu 300 mg de progestérone micronisée par voie orale, et 96 ont reçu un placebo. Au départ, 98% des femmes avaient déclaré être réveillées deux fois par semaine par des sueurs nocturnes. Au bout de 3 mois, la perception d’une diminution de l’intensité des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes était meilleure chez les femmes sous traitement.

Le résultat en lui-même n’était pas significatif au plan statistique mais, pour les participantes, la perception clinique était d’une différence importante : leurs bouffées de chaleur étaient significativement moins intenses et leurs sueurs nocturnes étaient atténuées.

Les chercheurs précisent qu’aucune augmentation des effets secondaires graves ou liés au médicament n’a été signalée.

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