ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > L’ablation par cathéter, plus efficace que les médicaments pour traiter la fibrillation auriculaire

Problèmes cardiaques

L’ablation par cathéter, plus efficace que les médicaments pour traiter la fibrillation auriculaire

Par Mégane Fleury

La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque. Lorsqu'elle est accompagnée d'insuffisance cardiaque, le traitement par ablation par cathéter serait plus efficace que les médicaments d'après les résultats d'une nouvelle étude. 

olly18/epictura

La fibrillation auriculaire est une maladie cardiaque répandue surtout chez les personnes âgées. D’après l’assurance maladie, elle concerne plus de 10% des plus de 80 ans. Elle se traduit par une accélération du rythme du coeur, qui bat alors irrégulièrement. Lorsqu’un patient est atteint de cette maladie, le risque de mortalité est plus élevé, notamment si elle est combinée à de l’insuffisance cardiaque. Des chercheurs de l’Université d’Utah aux Etats-Unis présentent les résultats d’une nouvelle étude à ce sujet, parue cette semaine dans le New England Journal of Medicine. Pour les patients atteints de fibrillation auriculaire et d’insuffisance cardiaque, l’ablation par cathéter est plus efficace que les médicaments. 

Une technique non chirurgicale

L’ablation par cathéter est une manière de soigner les troubles du rythme cardiaque. Pas besoin d’arrêter le coeur, ni de procéder à une anesthésie générale, les médecins utilisent des tubes qu’ils insèrent dans les vaisseaux sanguins et qui leur permettent d’accéder à l’intérieur du coeur. Le cathéter détruit les tissus défectueux à l’intérieur du muscle cardiaque et règle le problème d’arythmie cardiaque. 

Un taux mortalité plus faible 

Pour cette recherche, les scientifiques américains ont sélectionné 363 patients, tous atteints de fibrillation auriculaire et souffrant d’insuffisance cardiaque. Deux groupes ont été formés : l’un a reçu un traitement médicamenteux classique, l’autre a subi une ablation par cathéter. Le taux de mortalité est de 45% pour le premier groupe et de 28% pour le second. Le taux de mortalité plus spécifiquement lié à un problème cardiaque a aussi été étudié : il est de 25% pour le premier groupe et de 13% pour l’autre.

James Fang, chef du service de médecine cardiaque au sein de l’Université d’Utah se félicite de cette recherche historique: "pour la première fois dans une étude randomisée, l’approche par ablation par cathéter pour traiter la fibrillation auriculaire pourrait être meilleure que le traitement actuellement donné à ces patients." La technique de l’ablation par cathéter a commencé à se développer au début des années 1990.