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Déserts médicaux

Malgré l’aide à l’installation, les médecins manquent à l’appel en Vendée

Par Benjamin Badache

Les différents gouvernements s’activent pour inciter les médecins à s’installer dans les déserts médicaux. Mais malgré ces incitations, peu de praticiens viennent garnir les zones en manque.

pressmaster/epictura

Afin d’évaluer les carences médicales du territoire français, un nouveau zonage d’attribution a été dessiné. Résultat, 46% de l’hexagone apparait ou risque d’être en pénurie de médecins. Plusieurs critères en tracent les limites : âge des habitants, volume d’activité des médecins, âge des praticiens et temps d’accès par la route au généraliste.
L’objectif de cette carte consiste à sensibiliser les médecins sur les manques nationaux tout en les incitant à s’y installer. En effet, plus la zone se trouve abandonnée, plus le médecin se verra aidé à son arrivée. Les aides à l’installation peuvent atteindre les 50 000€. Un praticien venant pour travailler à temps complet obtiendra 25 000€ dès son arrivée puis la même somme un an plus tard.

Des territoires abandonnés

Pour alerter les citoyens ainsi que les professionnels, la carte s’appuie sur une typologie binaire. Si l’on enlève les régions où les moyens sont suffisants, deux catégories se distinguent : les « zones d’action complémentaire » (maintenir sinon améliorer une situation déjà précaire) et les « zones d’intervention prioritaire » (en totale pénurie). La Vendée symbolise l’abandon de certains territoires.
La nouvelle carte présente désormais une Vendée ou 50% du département est en zone d’intervention prioritaire, contre 25% sur la dernière carte datant de 2012. Pour situer, 20% de la population de Loire-Atlantique sont concernés par ces aides. Les autres voisins, en Mayenne et en Sarthe sont concernés à 99%. Le manque est tel qu’une seule aide à l’installation ne suffira pas.

Une proposition de loi sera présentée le 18 janvier à l’Assemblée nationale, par le député mayennais Guillaume Garot, pour lutter contre l’immense pénurie.