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QUESTION D'ACTU

Parquet de Paris

CHU de Nantes : l'enquête sur les décès suspects classée sans suite

L'enquête n'a pas mis en évidence d'infraction dans le service d'hématologie du CHU de Nantes et dans le laboratoire fabricant l'anti-cancéreux. 

 CHU de Nantes : l'enquête sur les décès suspects classée sans suite Capture d'écran Google Maps - CHU de Nantes

  • Publié 10.09.2017 à 13h30
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Dix mois après le décès suspect de 3 patients traités pour un lymphome au CHU de Nantes, le parquet de Paris a décidé de classer l’enquête sans suite. Une source proche du dossier aurait indiqué qu’elle « n'a révélé aucune faute pénale, ni au sein des équipes médicales du centre hospitalier, ni dans les laboratoires qui commercialisaient l'Endoxan ». Ces décès seraient liés à un « aléa thérapeutique ».

Ces morts ont été déclarées entre le 10 et le 13 novembre 2016. Un 4ème patient avait lui aussi présenté des complications cardiaques mais s’en était sorti. Tous étaient hospitalisés au CHU de Nantes pour bénéficier « d’une cure de chimiothérapie intensive avec autogreffe ».

Ce protocole consiste à administrer un traitement pendant 5 jours, puis de réaliser une greffe pour « reconstruire » le stock de globules blancs et de plaquettes des patients. Les 3 patients décédés âgés de 61 à 65 ans, ainsi que le 4ème patient de moins de 40 ans, ont reçu du cyclosphosphamide. Cet anti-cancéreux est utilisé depuis plus de 20 ans dans de nombreuses pathologies cancéreuses.


Un protocole remis en question

Mais par précaution, le ministère de la Santé avait recommandé l’arrêt de ce protocole. Il avait alors demandé aux équipes d’hématologie d’utiliser le melphalan, une alternative qui connaît de nombreuses ruptures de stock. Avant cette préconisation, les médecins des centres de lutte anti-cancer à Nantes comme ailleurs réservaient ce médicament aux patients souffrant de myélome (un cancer de la moelle osseuse) qui ne peuvent recevoir d’autres thérapies.

Un choix thérapeutique qui n’est pas à l’origine des décès, ont conclu les enquêteurs du pôle santé publique du Tribunal de Grande Instance de Paris. D’après leurs investigations, aucune anomalie n’a été détectée parmi les lots administrés. Le laboratoire n’a également commis aucune infraction. Des conclusions qui rejoignent celles de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas).

L’enquête pour « homicides involontaires et blessures involontaires avec ITT supérieure à trois mois », a donc été classée le 17 juillet dernier par le tribunal.

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