ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Epreuves annulées : les étudiants en médecine ne décolèrent pas

Avec les doyens

Epreuves annulées : les étudiants en médecine ne décolèrent pas

Par La rédaction

Les associations d'étudiants en médecine rencontrent ce mardi la ministre de la Santé pour dénoncer le déroulé des épreuves validantes.

olly18/epictura
MOTS-CLÉS :

Situation cauchemardesque, intolérable, honteuse… Les épreuves classantes nationales (ECNi) sont finies, mais la pilule n’est toujours pas passée. Après 4 jours de calvaire, les nouveaux internes en médecine et les doyens de faculté demandent des comptes.

Il faut dire que ce concours de l’internat 2017 n’a pas été de tout repos pour les 8 900 étudiants. Jeudi 22 juin, ils sont dû plancher une journée de plus, car deux épreuves distinctes ont été annulées. La raison ? Des sujets étaient déjà tombés lors d’examens blancs dans certaines facultés. Quelques semaines plus tôt, les étudiants en odontologie étaient reconvoqués pour une situation similaire. Et un an auparavant, les étudiants en médecine avaient constaté la même erreur plusieurs jours après leur examen.


PromoFiasco

Un cycle infernal qui a excédé les carabins. Sur les réseaux sociaux, ils se surnomment même la « PromoFiasco » et dénoncent la négligence du jury des ECN. « Comment est-il possible que l’ensemble des personnels participants à l’élaboration des ECN puisse permettre d’aboutir à une telle situation ? », s’interroge, amère, l’Association des étudiants de médecine de France (ANEMF).

 

 

Une critique partagée par la conférence des doyens des facultés de médecine. Dans un communiqué, ils saluent « le courage et la dignité » des étudiants. « Le cœur du métier de médecin est de savoir faire face aux impondérables, dans des conditions souvent difficiles ; ce n’est pas pour autant les subir ou ne pas apprendre à les éviter », dénoncent-ils.

Plus jamais ça

Pour les doyens, ces dysfonctionnements doivent permettre la mise en place de mesures pour que cela ne se reproduise plus. Ils proposent par exemple la possibilité d’annuler tout simplement le sujet qui aurait fuité sans annuler la session entière.

Les doyens préconisent également la mise en place d’une traçabilité des dossiers et de chaque étape de leur modification ou vérification, ainsi qu’une précision des sanctions encourues par les enseignants qui dévoileraient les sujets transmis au jury.

Des mesures très attendues par les étudiants qui veulent que des têtes tombent. Sur des groupes Facebook, des noms de professeurs présumés responsables circulent, ainsi que leur photo et leurs adresses personnelles.
C’est dans ce climat agité qu’une réunion de crise est prévue mardi 27 juin avec Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, et Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur.