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QUESTION D'ACTU

Marc Delatte, LREM

Médecin-député : "Favoriser la prévention dès l'école primaire"

ENTRETIEN – 27 médecins ont été élus aux législatives.. Le Dr Marc Delatte, généraliste, revient sur les travaux parlementaires qui l'attendent.

Médecin-député : \ vetkit/epictura

  • Publié 19.06.2017 à 17h04
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Il ne s’occupera pas « seulement des questions de santé », prévient-il. « Le chômage est endémique sur le territoire, l’emploi sera l’une de mes priorités », explique le Dr Marc Delatte, médecin généraliste à Cuffies (Aisnes) et fraîchement élu député sous les couleurs de La République En Marche. « Mais il est évident que j’accorderai une place importante aux problématiques de santé ».

Les petits nouveaux débarquent à l’Assemblée. Ils ont leur tropisme, leur vécu, leur parcours personnel qui guideront une partie de leur action politique. Ce généraliste a « toujours aimé les gens et la chose publique », il a donc décidé de se lancer, avec succès. Retour sur les dossiers qui attendent ce nouveau médecin-député.

 

Si vous aviez une proposition de loi à soumettre, laquelle serait-elle ?

Dr Marc Delatte : Je pense qu’il faut prioriser la prévention et l’éducation. Il s’agit d’une politique de long terme, d’engagement, c’est une priorité du service public. Je pense notamment à l’inflation de diabète que l’on connaît et que nous devons maîtriser. Je suis favorable, par exemple, à un remboursement à 100 % des consultations diététiques.

Nous avons à Soisson un exemple très parlant. La ville dispose d’un pôle de prévention des risques vasculaires mais il n’est pas accessible aux heures des actifs. Les patients qui veulent consulter un diététicien ne sont pas remboursés, puisque cela fait bien longtemps qu’ici, il n’y a plus de médecin nutritionniste. Et même si nous avons le programme SOFIA (suivi téléphonique des patients diabétiques mis en place par l’Assurance Maladie), un entretien physique vaut toujours mieux qu’un entretien téléphonique. Donc, il faut passer ces consultations à 100 % pour les patients diabétiques mais aussi pour toutes les personnes à risques vasculaires. J’insisterai sur cette proposition car il faut combattre cette épidémie de diabète qui pèse lourdement sur les comptes de la Sécurité sociale.


Soutiendrez-vous le paquet de cigarettes à 10 euros ?

Dr Marc Delatte : Je n’y ai pas réfléchi, mais il s’avère que plus on augmente le prix, moins on a de fumeurs. Ceci dit, nous avons besoin d’introduire des normes européennes. Dans l’Aisne, il est très facile d’aller jusqu’en Belgique pour ramener des cartouches de cigarettes. Il y a un besoin d’harmonisation au niveau des pays frontaliers.

Mais la réduction du tabagisme passe par une prise de conscience de tous et par un renforcement de la prévention. Je soutiendrai les propositions du gouvernement et du Président consistant à favoriser la prévention dès l’école primaire, notamment face au tabac. J’aurais également voté en faveur du paquet neutre. C’est une expérience intéressante, menée en Australie avec succès.

Ecoutez...
Entretien avec Marc Delatte, médecin-député dans l'Aisne  : « Pendant le débat au Parlement européen, ça a été des semaines et des semaines de coups de fil et de mails d'infos. On n'a pas arrêté de travailler au corps les eurodéputés et leurs cabinets...»


Vous êtes dans un département sous-doté… Quelles mesures soutiendrez-vous pour lutter contre les déserts médicaux ?

Marc Delatte : Il y a un arsenal de mesures à creuser – modifier les règles de réussite au concours sur le numerus clausus, peut-être l’augmenter en fonction des spécificités régionales et mieux gérer les flux pour éviter l’héliotropisme. Il faut également favoriser les stages en médecine générale, redorer l’image de cette profession.

En revanche, les mesures coercitives comme le conventionnement sélectif n’ont pas montré jusqu’ici une grande efficacité. Je crois qu’il serait préférable de privilégier des leviers fondés sur le dialogue, comme, par exemple, des contrats avec les jeunes qui sortent de la faculté de médecine et qui s’installent dans leur région d’origine.

Il faut pour cela rencontrer des personnes de terrain, discuter et choisir le meilleur, le plus efficace. Eviter, en tout cas, les décisions verticales. C’est là une spécificité de La République En Marche : d’abord le dialogue, le terrain, pour décider ensuite avec tous les acteurs, du mieux.

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