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Cosmétiques toxiques : la répression des fraudes ouvre une enquête

À la suite de la publication de 23 produits cosmétiques contenant des ingrédients interdits, la DGCCRF a décidé d’étudier de mener des contrôles ciblés.

Cosmétiques toxiques : la répression des fraudes ouvre une enquête wdnet/Epictura

  • Publié 12.06.2017 à 12h00
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Alertés par l'UFC-Que Choisir, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé vendredi qu’elle allait lancer une série de contrôles sur des produits cosmétiques contenant potentiellement des ingrédients interdits.

Le 7 juin dernier, l'association de consommateurs publiait une liste de 1 000 produits cosmétiques contenant des substances indésirables. Au cours de son enquête, elle s’était aperçue que certaines références contenaient par exemple de l’isobutylparaben, un perturbateur endocrinien interdit depuis 2015 dans l'Union Européenne, ainsi que d’autres produits dont l’usage était inapproprié. En tout, 23 auraient dû être interdits à la vente.

L’association avait ainsi retrouvé de la MIT, un allergisant interdit dans les produits non rincés depuis le début de l’année, dans un spray solaire pour enfants, un gel coiffant et un soin pour les yeux.

Des contrôles ciblés

« Nous allons mener des contrôles pour voir si ces produits sont toujours vendus aujourd’hui, et pour quelles raisons. Nous sommes très attentifs chaque année sur les cosmétiques », a déclaré à l’AFP Loïc Tanguy, directeur de cabinet adjoint à la DGCCRF, rappelant que l’organisme avait contrôlé plus de 8 000 références en 2016. 

Selon les produits incriminés, les raisons pourraient différer. La complexité des chaînes de distribution serait responsable de la présence, quatre mois après son interdiction, de MIT dans des produits non rincés. La présence d'isobutylparaben sera plus compliquée à justifier. 

Déterminer les responsabilités

L’Oréal, concerné par le gel coiffant et le soin pour les yeux, a notamment affirmé avoir stoppé la production de produits non rincés contenant du MIT plusieurs mois avant l’interdiction. Mais il était de la responsabilité du géant du cosmétique d’informer ses distributeurs.

En cas de tromperie intentionnelle, les fabricants ou importateurs risquent 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison. Pour une personne morale, l’amende peut atteindre 150 000 euros, et 300 000 euros pour un distributeur. Les différents acteurs risquent de se renvoyer la balle…

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