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UFC-Que Choisir

Cosmétiques : l’UFC-Que Choisir pointe 1000 produits indésirables

Parmi les 1000 produits cosmétiques épinglés par l’UFC-Que Choisir, 23 contiennent même des substances interdites. L'association demande le retrait de ces derniers.

Cosmétiques : l’UFC-Que Choisir pointe 1000 produits indésirables defotoberg/Epictura

  • Publié 07.06.2017 à 18h53
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Perturbateurs endocriniens, allergisants, irritants… L’UFC-Que Choisir a mis à jour sa liste de produits cosmétiques contenant des substances indésirables. Et de 400 en février, la liste s’est bien allongée : grâce à leur enquête et à l’aide du grand public, l’association de consommateurs en a désormais listé 1000. Elle les publie, références à l’appui, sur son site internet. ils sont présents dans les déodorants, le maquillage, les gels douches, les soins dentaires, du visage ou des cheveux.

 

12 composés préoccupants

Pour identifier les produits dangereux, l'association a identifié 12 composés « préoccupants ». Les perturbateurs endocriniens sont, bien sûr, en tête d’affiche, et sont même parfois associés, comme dans une huile sèche sublimante, dans un déodorant ou encore dans un rouge à lèvre qui en contient 4 différents.

Plus inquiétant, ils se retrouvent même dans les produits destinés aux petits. « Le Mitosyl, une pommade utilisée en cas d’irritation du siège chez le nourrisson, contient du BHA, un antioxydant potentiellement perturbateur endocrinien », précise l’UFC-Que Choisir dans un communiqué.

Plus grave encore, dans 23 des produits listés, le consommateur pourra retrouver des substances non seulement dangereuses, mais aussi interdites ! Un soin pour les yeux de L’Oréal ou le gel "coiffant fixation blindée" contiennent par exemple de la methylisothiazolinone (MIT), pourtant interdite dans les produits sans rinçage depuis 2016.

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« Pitoyables tergiversations institutionnelles »

L’association dénonce l’inertie des règlementations. Identifiés par des études scientifiques comme dangereux ou potentiellement dangereux, ils ne sont toujours pas interdits, et la procédure peut prendre des années dans une bataille engagée avec les fabricants et les lobbys qui les soutiennent au niveau européen.

L'UFC-Que Choisir demande en priorité le retrait immédiat des 23 produits incriminés par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), et appelle la Commission européenne à élever le niveau des débats sur les perturbateurs endocriniens.

« Déterminée à garantir la sécurité des consommateurs et refusant la prolongation des pitoyables tergiversations institutionnelles européennes », elle s’adresse également directement au consommateur grâce à cette liste, qu’il peut à la fois consulter et enrichir.

 

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