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Campagne de l'INCa

Cancer colo-rectal : un "contrôle de routine" pour l'éviter

Par Anne-Laure Lebrun

VIDEO - A l'occasion de Mars bleu, l'Institut national du cancer veut sensibiliser sur la dangerosité du cancer colorectal et l'intérêt du dépistage.

Capture d'écran vidéo Youtube - "Un contrôle de routine" Spot TV 2017

Avec 43 000 nouveaux cas chaque année et 18 000 décès, le cancer du côlon est le deuxième cancer le plus meurtrier en France. « Alors qu’avec un simple contrôle de routine, on peut en guérir dans 9 cas sur 10 », assure l’Institut national du cancer (Inca) dans un spot TV diffusé à l’occasion de la campagne de dépistage Mars Bleu.

Dans une ambiance de polar tourné en noir et blanc, l’Inca a souhaité évoquer la dangerosité de ce cancer et l’impact positif du dépistage. « L’ambiance de suspens est en lien avec le caractère meurtrier et invisible du cancer colorectal », explique l’Inca. « Parce qu’il agit dans l’ombre, parce qu’il sait se faire oublier, et parce que personne ne veut entendre parler de lui », commente la voix grave de la vidéo à découvrir du 12 mars au 2 avril sur toutes les chaînes de télévision.

De fait, le cancer colorectal est une maladie qui se développe lentement et silencieusement. La tumeur, appelée polype, apparaît sur la paroi interne du côlon et du rectum. Mais il lui faut au moins 10 ans pour devenir cancéreuse.

Les lésions cancéreuses peuvent donc être dépistées très tôt, bien avant qu’elles n'aient causé trop de dégâts. C’est tout l’intérêt du test de dépistage proposé gratuitement tous les ans aux personnes de 50 à 74 ans, sans antécédents particuliers.

Un test rapide et efficace

Repérer ces polypes avant le stade cancer permet de réduire le nombre de cancers et la mortalité attribuée à cette pathologie. En effet, plus ces lésions sont détectées tôt, plus les chances de survie sont élevées. Elles sont de 90 % si le cancer est limité à la surface interne de la paroi du côlon, de 70 % si la tumeur a atteint un ganglion et de 13 % si le cancer s’est propagé à d’autres organes.

Le test de dépistage du cancer du côlon n’est pas un geste invasif. Le médecin fournit le kit de dépistage au patient pour qu’il puisse le réaliser tranquillement chez lui. Il consiste en la détection de traces de sang dans les selles – le développement des polypes provoquent des saignements minimes. Le bâtonnet de prélèvement doit ensuite être retourné par courrier à l’adresse indiquée sur l’enveloppe T fournie.


Moins d'une personne sur 3 se fait dépister

Dans plus de 95 % des cas, le résultat est négatif. Néanmoins, il est important de réaliser ce test de dépistage tous les 2 ans. Pour les 5 % restants, un test positif ne signifie pas qu’il y a forcément un cancer. Un examen complémentaire, la coloscopie, est alors pratiqué pour approfondir le diagnostic.

Entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016, 18,6 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans ont été invitées à participer au programme de dépistage. Près de 5 millions ont réalisé le test, ce qui représente un taux de participation de 29,3 %, indique Santé Publique France. Ce taux de participation est bien inférieur à l’objectif européen de 45 %. L’Inca espère donc faire mieux cette année.