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A Paris

Pollution : la circulation différenciée appliquée pour la première fois

En raison d’un nouvel épisode de pollution aux particules fines dans la région parisienne, la circulation différenciée sera mise en place, pour la première fois.

Pollution : la circulation différenciée appliquée pour la première fois Safia Osman/Flickr

  • Publié 22.01.2017 à 18h25
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Décidément, elle ne nous lâche pas. La pollution, son nuage mortifère, chargé de particules fines qui viennent se loger dans nos bronches et nos poumons. Dans les grandes villes françaises, les alertes au pic de pollution rythment le quotidien des habitants.

En région parisienne, le « seuil d'alerte » pour la pollution aux particules fines a été dépassé samedi soir avec une concentration de 90 µg/m3, selon Airparif. La situation s'est aggravée dimanche et l'organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air prévoit une concentration comprise entre 90 et 110 µg/m3.

Les vignettes à l'essai

Rebelote, donc. Ce lundi, la circulation des automobiles sera restreinte – les conducteurs commenceraient presque à s’y faire. Mais cette fois-ci, c’est une grande première pour les Franciliens, qui vont goûter à la « circulation différenciée » mise en place avec la vignette Crit’Air. Le concept, peut-être encore flou pour certains, est appliqué pour la première fois. Il leur deviendra très vite familier.

Les vignettes anti-pollution classent les voitures en six catégories selon leur niveau de pollution. Seules les plus propres seront autorisées à rouler à Paris et dans la petite couronne (soit 69 communes situées à l'intérieur de l'A86).

En pratique, seront bannies les véhicules non classés (pour la plupart dont l'immatriculation est antérieure à 1997) et les véhicules de classe 5 (immatriculation entre 1997 et 2001). Si vous bravez l’interdiction, l’amende s’élève à 22 euros.

En parallèle, les tickets seront moins chers dans les transports en commun (forfait jour à 3,80 euros) - mais pas gratuits comme auparavant, la région Ile-de-France ayant renoncé à offrir gracieusement les déplacements lors de ces pics de pollution à répétition, qui finissent par représenter un vrai gouffre financier.

Lyon et Grenoble touchées

Le « seuil d'alerte » (à partir de 80 µg/m3) a également été dépassé en région lyonnaise, grenobloise, en vallée de l'Arve, dans le département d'Ile-et-Vilaine, et dans plusieurs départements bourguignons (Yonne, Nièvre et Saône-et-Loire), une situation qui devrait perdurer lundi.

A Lyon et Villeurbanne, où les vignettes ne sont pas encore obligatoires, la préfecture met en place un double système de circulation alternée et différenciée : les véhicules avec une plaque paire ne pourront pas circuler, sauf ceux dotés de vignette verte (zéro émission), violette (1), jaune (2) et orange (3).

Météo capricieuse

Dans la capitale, des conditions météorologiques peu favorables à l’évaporation de la pollution expliquent la persistance du nuage de pollution. « A une situation anticyclonique et un temps froid et sec, associé à peu de vent et à une inversion de températures qui va créer une cloche au-dessus de l'Ile-de-France et plaquer les polluants au sol », explique Charles Kimmerlin d'Airparif, cité par l’AFP. Une explication valable pour les autres régions qui connaissent les mêmes conditions météo.

Outre la circulation, les préfectures ont introduit d’autres mesures pour réduire les émissions, comme l'arrêt des feux de cheminée ou l'interdiction des brûlages à l'air libre, La circulation reste toutefois la principale source de pollution aux particules fines. Selon l'Agence de l'environnement (Ademe), les particules les plus fines et donc les plus redoutées (les PM 2,5) provenaient à 58 % du trafic routier à Paris en 2012.

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