- Le régime cétogène est efficace pour perdre du poids et éviter d’en prendre.
- En revanche, selon une nouvelle étude, il augmente le risque de souffrir de troubles métaboliques.
- En laboratoire, les souris ayant suivi ce régime ont développé une stéatose hépatique et des problèmes de glycémie.
Optez pour une autre méthode si vous voulez perdre du poids ! Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances, le régime cétogène pourrait avoir, à long terme, des effets néfastes et graves sur la santé.
Régime cétogène, des effets néfastes à long terme
Le régime cétogène repose sur une alimentation pauvre en glucides, riche en lipides et modérée en protéines. Il permet de perdre de poids, d’en prévenir la prise mais aussi, selon des études récentes, de réduire les crises d’épilepsie, pour prévenir l’apparition du diabète de type 2 ou encore d’améliorer la santé physique et mentale de patients atteints de trouble bipolaire et de schizophrénie. Bref, quand on parle du régime cétogène, c’est généralement en bien !
“Nous avons vu des études à court terme, se concentrant uniquement sur le poids, mais aucune étude n'a vraiment examiné les effets à long terme ni d'autres aspects de la santé métabolique”, explique Molly Gallop, qui a dirigé l'étude, dans un communiqué.
Pour combler ce manque, les chercheurs ont donc mené des expériences sur des souris. Les animaux ont été répartis en quatre groupes :
- un régime occidental riche en graisses;
- un régime pauvre en graisses et riche en glucides;
- un régime cétogène traditionnel où la quasi-totalité des calories provenaient des lipides;
- un régime pauvre en graisses à apport protéique équivalent.
“Une chose est très claire : avec un régime très riche en graisses, les lipides doivent bien aller quelque part, et ils finissent généralement dans le sang et le foie”, détaille Amandine Chaix, PhD, auteure principale de l’étude.
Stéatose hépatique et dérégulation de la glycémie
En effet, si le régime cétogène est efficace pour empêcher la prise de poids, il a un coût métabolique très important. Les souris ont développé deux principaux troubles : la stéatose hépatique et une dérégulation de la glycémie. Cette dernière était due à un dysfonctionnement des cellules pancréatiques, certainement endommagé par cette alimentation. Néanmoins, dès l’arrêt du régime, la régulation de la glycémie s’est rétablie.
L’amélioration n’est pas la même pour les souris touchées par la stéatose hépatique, maladie qui se caractérise par une accumulation de graisses dans les cellules du foie. D’après les scientifiques, la sensibilité à cet effet néfaste n’est pas le même pour les deux sexes. Les souris mâles ont développé une forme sévère de la maladie, accompagnée d’une altération de la fonction hépatique. En revanche, les souris femelles n’ont présenté aucune accumulation significative de graisse dans le foie. À l’avenir, les chercheurs souhaitent poursuivre leurs travaux afin de mieux comprendre ces différentes.


