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Obésité

Médicaments GLP-1 : reprend-on forcément du poids après arrêt du traitement ?

Que se passe-t-il lorsqu'on arrête les médicaments GLP-1 contre l'obésité comme Ozempic ou Wegovy ? Une étude américaine suggère que, contrairement à ce que disent les essais cliniques, la reprise de poids n'est pas systématique.

Médicaments GLP-1 : reprend-on forcément du poids après arrêt du traitement ? Alones Creative / istock




L'ESSENTIEL
  • Une étude menée sur près de 8.000 patients a examiné ce qu'il se passe après l'arrêt des médicaments GLP-1.
  • Contrairement aux conclusions de plusieurs essais cliniques, la reprise de poids ne serait pas systématique.
  • Beaucoup de patients adoptent d'autres traitements ou stratégies pour stabiliser leur poids.

Les médicaments injectables de la famille des GLP-1, comme le sémaglutide ou le tirzépatide, connaissent un succès mondial pour traiter l'obésité et le diabète de type 2. Mais une question préoccupe souvent les patients : que se passe-t-il lorsque on arrête le traitement ? L’inquiétude est légitime, alors que des essais cliniques ont montré que les utilisateurs reprenaient plus de la moitié du poids perdu dans l'année suivant l'arrêt. Une nouvelle recherche menée par la Cleveland Clinic, aux Etats-Unis, apporte toutefois quelques éléments de réponse plus nuancés : dans la vie réelle, la reprise de poids ne serait pas systématique, et beaucoup de patients trouvent d'autres solutions pour stabiliser leur poids.

Une perte de poids qui se maintient chez la moitié des patients

Publiée dans la revue Diabetes, Obesity and Metabolism, l'étude s'appuie sur les données de près de 8.000 adultes souffrant d'obésité ou de surpoids en Ohio et en Floride. Tous avaient commencé un traitement injectable par sémaglutide (Ozempic, Wegovy) ou tirzépatide (Mounjaro, Zepbound), avant de l'interrompre entre trois et douze mois plus tard.

Les résultats ont été très variables selon les profils. Avant d'arrêter leur traitement, les patients traités pour obésité avaient perdu en moyenne 8,4 % de leur poids corporel. Un an après l'arrêt, ils n'avaient repris que 0,5 % en moyenne. Chez les patients traités pour diabète de type 2, la perte de poids initiale atteignait 4,4 %, et elle continuait même légèrement après l'arrêt, avec 1,3 % supplémentaire perdu. Dans le détail, les trajectoires restent contrastées : dans le groupe obésité, 55 % des patients ont repris du poids, tandis que 45 % ont continué à perdre du poids ou sont restés stables. Chez les patients diabétiques, 44 % ont repris du poids et 56 % ont maintenu ou poursuivi leur perte.

D’après Hamlet Gasoyan, scientifique à la Cleveland Clinic et auteur principal de l'étude, l'explication tient souvent à la suite du parcours thérapeutique. "Nos données issues du monde réel montrent que de nombreux patients qui arrêtent le sémaglutide ou le tirzépatide reprennent ensuite le médicament ou passent à un autre traitement contre l'obésité", explique-t-il dans un communiqué.

Traitements alternatifs, nutrition et activité physique

L'étude révèle en effet que la plupart des patients ne restent pas sans traitement. Dans l'année suivant l'arrêt des injections, 27 % ont changé de médicament, parfois vers une autre molécule ou vers des traitements plus anciens. Environ 20 % ont repris le traitement initial. D'autres approches, moins pharmacologiques, existent également : 14 % des patients ont poursuivi leur prise en charge via des consultations avec des nutritionnistes ou des séances d'activité physique avec des professionnels de santé. En revanche, moins de 1 % ont opté pour une chirurgie bariatrique. "Beaucoup de patients n'abandonnent pas leur parcours de traitement de l'obésité, même lorsqu'ils doivent arrêter leur médicament initial", conclut Hamlet Gasoyan.

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