- Les députés ont approuvé la proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.
- Pour lutter contre l’hyperconnexion, un défi, appelé "OFF February", va être, pour la première fois, lancé en février.
- Celui-ci consiste à désinstaller les applications des réseaux sociaux pendant 28 jours afin de "reprendre le contrôle de son temps."
"Protéger la santé mentale des jeunes", c’est le but de la proposition de loi de la députée Laure Miller. Celle-ci vise à interdire l’utilisation des réseaux sociaux, comme Instagram, Tiktok ou X, aux adolescents de moins de 15 ans, car ces plateformes "façonnent de plus en plus leur esprit", selon la parlementaire interrogée par Le Figaro. Dans la nuit du 26 au 27 janvier, les députés ont adopté, par 130 voix contre 21, cette mesure.
Plusieurs amendements sont prévus, notamment une interdiction de "l'accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne" et l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, "pendant les cours et dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour", à partir du 1er septembre 2026. "Le texte sera inscrit rapidement sur le temps gouvernemental au Sénat », et ce « dans les semaines à venir", plus précisément "mi-février", a déclaré, à FranceInfo, la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff. S’il est définitivement adopté, la France sera, après l'Australie, le deuxième pays à se doter d'une législation aussi restrictive pour les mineurs.
Réseaux sociaux : les désinstaller pour "reprendre le contrôle de son temps"
Étant donné que les jeunes ne sont pas les seuls exposés aux réseaux sociaux, un nouveau défi, appelé "OFF February" et incluant les adultes, va être lancé le mois prochain. L’objectif ? "Reprendre le contrôle de son temps." Dans le cadre de challenge, les participants doivent désinstaller les applications des réseaux sociaux pendant 28 jours. Selon le mouvement OFF, cette déconnexion numérique permet de récupérer 54 heures en un mois. "Toutes les activités qui ont été cannibalisées par les réseaux, l’activité physique, la sociabilité, tous ces petits moments du quotidien qu’on passe à cuisiner, se promener, dormir ou ne rien faire… sont plus favorables au bien-être que les heures passées sur les réseaux sociaux", a déclaré, à l’AFP, Diego Hidalgo Demeusois, à l’initiative de la première édition du "OFF February."
Les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux
Pour rappel, l’hyperconnexion altère le sommeil, en retardant l’heure du coucher et le processus d’endormissement. "Un sommeil de mauvaise qualité provoque notamment une somnolence la journée, de l’irritabilité, de la tristesse et peut favoriser des symptômes dépressifs", signale l’Anses. En outre, la surutilisation des réseaux sociaux peut affecter l’image corporelle. "Les algorithmes de personnalisation de contenu amplifient l’exposition à des contenus pouvant porter sur des comportements à risques comme des troubles alimentaires, l’automutilation, la consommation de drogues ou des tentatives de suicide." Autre risque : l’exposition aux cyberviolences (insultes, rumeurs, exclusion, chantage ou encore diffusion d’images intimes sans consentement).


