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Maladie à corps de Lewy : ce symptôme précoce pourrait faciliter le diagnostic

Un projet français mise sur la perte d'odorat comme piste innovante pour diagnostiquer plus tôt la maladie à corps de Lewy, deuxième maladie neurocognitive la plus fréquente après Alzheimer.

Maladie à corps de Lewy : ce symptôme précoce pourrait faciliter le diagnostic Anton Vierietin / istock




L'ESSENTIEL
  • La maladie à corps de Lewy est souvent confondue avec Alzheimer.
  • Un test de l'odorat pourrait permettre de la détecter plus tôt.
  • Une avancée cruciale pour les patients et leurs proches.

La perte de l'odorat pourrait devenir un signal d'alerte précoce pour diagnostiquer la maladie à corps de Lewy (MCL), deuxième maladie neurocognitive la plus fréquente après Alzheimer. Mal connue, elle touche pourtant entre 200.000 et 250.000 personnes en France. Un projet de recherche piloté par la Fondation recherche Alzheimer, vise à valider un test olfactif comme outil de détection, comme l’a rapporté France Inter le 28 janvier, à l’occasion de la Journée mondiale de maladie à corps de Lewy.

Pourquoi l'odorat peut-il prédire la maladie ?

La MCL est caractérisée par une association complexe de symptômes : hallucinations, délires, dépression, chutes, troubles moteurs, pertes de conscience brèves, troubles du comportement en sommeil paradoxal, mais aussi des troubles cognitifs fluctuants. Des manifestations qui brouillent les pistes et conduisent souvent à un diagnostic erroné. "Près de deux tiers des malades ne seraient pas diagnostiqués", la maladie étant souvent confondue avec Alzheimer ou Parkinson, explique Maria Fiori, doctorante en neurosciences à Strasbourg, à France Inter.

Or, plus de 90 % des patients atteints de la MCL présentent des troubles de l’odorat : c'est ce chiffre qui a été à l'origine de ce projet. Cela s’explique par l'accumulation anormale d'une protéine, l'alpha-synucléine, dans les zones cérébrales liées à l'odorat avant de se diffuser ailleurs dans le cerveau. "Faire un test olfactif ou rechercher cette protéine dans la muqueuse olfactive permettrait de diagnostiquer la MCL, de la comprendre et peut-être aussi de la différencier de l’Alzheimer", explique la chercheuse. Elle prévoit, dans le cadre de son étude, de faire passer des tests olfactifs (et PCR) à 200 patients, malades et non malades, mais aussi d’examiner des imageries de leur cerveau.

Une maladie qui provoque moins de déclin qu'Alzheimer 

En l’absence de traitement curatif, diagnostiquer la MCL plus tôt, c’est offrir un accompagnement plus adapté aux patients et un répit aux aidants. Bonne nouvelle : son évolution cognitive est souvent plus stable que celle d’Alzheimer. "Il ne faut pas hésiter à en parler [et ne] pas avoir peur parce que cette maladie, par rapport à la maladie d'Alzheimer", provoque "moins de déclin. Elle est plutôt constante avec le temps, quand on l'a à un moment T, dix ans après, il n'y a pas forcément non plus de dégradation et de déclin cognitif important", rassure Maria Fiori.

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