- Environ un enfant d’âge scolaire et un adolescent sur 10 souffrent d'obésité dans le monde.
- L'OMS conseille aux cantines scolaires de privilégier les produits sains et équilibrés.
- Depuis le 1er janvier 2022, les cantines françaises doivent proposer 50 % de produits alimentaires durables de qualité, dont au moins 20 % d'aliments bios.
Le surpoids et l’obésité progressent à travers le monde. Et les plus jeunes sont loin d’être épargnés. En 2025, environ un enfant d’âge scolaire et un adolescent sur 10 – soit 188 millions de personnes – étaient obèses, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour lutter contre ce phénomène, elle appelle à assainir les repas proposés en milieu scolaire.
Une bonne nutrition en milieu scolaire est essentielle pour lutter contre l’obésité
On estime que 466 millions d’enfants fréquentent une cantine scolaire dans le monde. Les réfectoires sont ainsi un lieu clé pour apprendre aux élèves dès le plus jeune âge à "bien manger" pour l’institution dédiée à la santé. Elle vient de publier de nouvelles lignes directrices pour aider les établissements et les autorités à créer "des environnements alimentaires scolaires sains".
"La nourriture que les enfants mangent dans les établissements scolaires, ainsi que les environnements qui déterminent ce qu’ils mangent, peuvent avoir de lourdes conséquences sur leur apprentissage, et un impact durable sur leur santé et leur bien-être. Une bonne nutrition en milieu scolaire est essentielle pour prévenir les maladies à un stade ultérieur et garantir une meilleure santé à l’âge adulte", explique le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, dans un communiqué.
La première consigne semble être du bon sens, mais cela ne fait pas de mal de le rappeler. Les experts recommandent aux établissements scolaires d’améliorer leur offre alimentaire en introduisant davantage de boissons et d’aliments bons pour la santé.
Pour atteindre cet objectif, l’OMS préconise :
- D'établir des normes claires pour augmenter la disponibilité, l’achat et la consommation de produits sains, tout en limitant les options nocives comme les aliments riches en graisses, en sucre et/ou en sel.
- De mettre en place des interventions pour inciter les enfants à choisir, à acheter et à consommer une nourriture saine : "Ces interventions peuvent notamment consister à modifier le placement, la présentation ou le prix des denrées à la disposition des enfants", ajoutent les experts.
Toutefois, l'organisation a conscience que l’école ne pourrait pas, à elle seule, enrayer la malbouffe. Elle appelle ainsi les pays à d'établir des politiques nutritionnelles nationales afin qu'il y ait une cohérence dans les assiettes de tous leurs établissements. Elle ajoute que les lois limitant le marketing des aliments riches en sucre, en sel ou en mauvaises graisses sont aussi des leviers d’action importants contre l’obésité. Or, seulement 48 pays ont adopté ce type de dispositif.
Restauration scolaire : comment les écoles françaises composent leurs menus ?
Pour qu’un enfant d’âge scolaire reste en bonne santé et grandisse bien, il doit avoir une alimentation équilibrée, variée et bien répartie tout au long de la journée. "Par exemple 20 % du total énergétique le matin, 40 % au déjeuner de midi, 10 % à quatre heures et 30 % le soir", explique le ministère de l’Éducation nationale sur son site.
Les repas des écoles primaires dépendent de la commune tandis que la restauration des collèges et des lycées relève du département et de la région. Toutefois, les consignes sont les mêmes : des menus adaptés aux besoins nutritionnels des enfants. Pour cela, il est demandé aux cantines de :
- proposer quatre ou cinq plats à chaque déjeuner ou dîner, dont nécessairement un plat principal comprenant une garniture et un produit laitier ;
- respecter les exigences minimales de variété des plats servis ;
- mettre à disposition des portions de taille adaptée ;
- définir les règles adaptées pour le service de l'eau, du pain, du sel et des sauces.
Il est recommandé aux chefs d'établissement de consulter des professionnels de la diététique ou de la nutrition pour établir les repas des enfants. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2022, les menus doivent compter "50 % de produits alimentaires durables de qualité, dont au moins 20 % de produits issus de l'agriculture biologique".
Concernant les élèves souffrant d’allergie ou d’une maladie chronique, le ministère précise que "les self-services et la possibilité d'élaborer des menus aménagés doivent permettre de répondre à leurs besoins". Et si ce n’est pas possible, les familles sont autorisées à fournir un panier repas à l’enfant. "Ces dispositions particulières sont développées dans un projet d’accueil individualisé élaboré avec le médecin de l’Éducation nationale rattaché à l'établissement."



