ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Dijon : campagne de vaccination contre la méningite en janvier

Pour les étudiants

Dijon : campagne de vaccination contre la méningite en janvier

Par la rédaction

Après le décès de deux étudiants, l’ARS va organiser une campagne de vaccination élargie au sein de la communauté étudiante.

alexraths
MOTS-CLÉS :

A titre préventif, l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté va lancer, en janvier, une « campagne de vaccination élargie » à la suite des trois cas de méningite, dont deux mortels, déclarés parmi la communauté étudiante de Dijon (Côte-d'Or)

L'agence précise avoir « identifié 48 personnes » ayant eu des « contacts proches et répétés avec l'étudiante décédée pour leur recommander une prophylaxie antibiotique » et les « inviter à se faire vacciner ».

"Prévention collective"

« Dans un but de prévention collective, en lien avec la Direction Générale de la Santé, Santé Publique France, l'académie de Dijon, et l'Université Bourgogne-Franche-Comté, elle complètera ces mesures par une campagne de vaccination élargie, en cours de préparation », ajoute-t-elle. Cette campagne « débutera en janvier et s'organisera par étapes ».

Le méningocoque est un germe très fragile qui ne survit pas dans l'environnement mais se transmet par la salive. L’inflammation des méninges est souvent liée à une infection de ces enveloppes par un virus ou par une bactérie (plus rarement un champignon ou un parasite). Les méningites peuvent survenir à tout âge, mais elles touchent plus particulièrement les enfants et les adolescents.

Une infection rare

Chez l’adulte et le grand enfant, une méningite se traduit le plus souvent par une association de signes que l’on appelle « syndrome méningé ». Celui-ci associe le plus souvent : de violents maux de tête (« céphalées »), une raideur de la nuque, une forte fièvre, une intolérance à la lumière (« photophobie ») et des nausées ou des vomissements. En cas de doute, il faut consulter rapidement.

Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en France. En 2015, 469 cas ont tout de même été notifiés  et 53 décès ont été recensés, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVs).