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Compléments alimentaires : la mise en garde de l'Anses aux sportifs

Par Philippe Berrebi

MOTS-CLÉS :

Muscles saillants, ventre en forme de tablettes de chocolat, les sportifs aguerris trimballent parfois leur silhouette avec arrogance. Une humiliation pour ceux qui voudraient leur ressembler mais qui lâchent prise dès les premiers efforts.
Ils se consolent en pensant que cette masse musculaire de rêve ne doit rien à la fonte, mais qu’elle vient plutôt des compléments alimentaires consommés. Ces articles promettent souvent de faire fondre ou même de brûler notre masse graisseuse et d’augmenter notre volume musculaire.
Mais attention, créatine, DHEA, protéines du lait (lactosérum et caséine) riment souvent avec danger.

Dans un avis, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) signale que ces substances font courir des risques à leurs utilisateurs pour un bénéfice non démontré. Depuis le lancement en 2009 du dispositif national de vigilance, 49 signalements d’« effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation » de ces produits ont été répertoriés par l’Anses.
Certains, d'ordre cardiovasculaire (tachycardie, arythmie et accident vasculaire cérébral) et psychique (troubles anxieux et troubles de l'humeur), sont « potentiellement graves », relate l’AFP.

L’agence « déconseille l’usage de ces substances aux personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire » ou souffrant d'une maladie cardiaque, d'une insuffisance rénale, d'une altération des fonctions du foie ou de troubles neuropsychiatriques. Les « enfants, adolescents et femmes enceintes ou allaitantes » doivent également s’en passer. De même, les produits à base de caféine sont à proscrire avant et pendant une activité sportive.

D’autant que, pour l’Anses, l’efficacité de ces produits reste à prouver scientifiquement !