ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Maladie de Charcot : l'effet bénéfique des fruits et légumes

Sévérité des symptômes

Maladie de Charcot : l'effet bénéfique des fruits et légumes

Par Julie Levallois

Les fruits et légumes sont associés à des symptômes moins sévères dans la maladie de Charcot. Le lait et les viandes, en revanche, sont liés à des symptômes plus marqués.

zaziedanslacuisine/epictura

Les vertus d’une bonne hygiène de vie seraient-elles plus vastes qu’espéré ? C’est en tout cas ce que suggère une étude parue dans le JAMA Neurology. Dans la maladie de Charcot, la composition de l’alimentation est associée à la sévérité des symptômes moteurs. Les produits riches en antioxydants et en carotènes seraient à privilégier : ils sont liés à un handicap moins lourd.

Les chercheurs de l’université Columbia (Etats-Unis) qui signent cette étude ont recruté 302 adultes. Tous étaient atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), l’autre nom de la maladie de Charcot, depuis au moins 18 mois. Ils ont rempli des questionnaires sur leurs habitudes alimentaires. L’objectif : comprendre le rôle de la nutrition dans la survenue de la pathologie neurodégénérative et son évolution. A l’heure actuelle, le flou total règne. Seuls 10 % des formes sont familiales. Pour le reste, l’Inserm se contente de souligne que « la survenue de la maladie serait multifactorielle, soumise à l’influence de la génétique et de l’environnement ».

Les mauvais résultats du lait

Sans se montrer catégorique, cette étude suggère le rôle bénéfique que peut jouer une alimentation équilibrée. En effet, les patients qui consomment le plus de fruits et légumes sont ceux dont les symptômes sont les moins prononcés. Les auteurs expliquent cette association par leur forte teneur en antioxydants et en carotènes. « Les patients atteints de SLA devraient consommer des aliments riches en antioxydants et en carotène, ainsi que des céréales riches en fibre, du poisson et de la volaille », recommande le Dr Jeri Nieves, qui signe les travaux. A l’inverse, lait et autres viandes sont associés à de moins bons résultats sur la fonction physique. La maladie est donc plus sévère.

Pour l’heure, impossible d’affirmer en quoi ces nutriments sont bénéfiques pour ralentir la maladie. D’autant que son évolution est particulièrement rapide : en moyenne, elle progresse pendant 3 à 5 ans avant de tuer le patient. Les motoneurones meurent progressivement, ce qui paralyse la mobilité des muscles volontaires. Parmi eux, ceux qui régissent la déglutition et la respiration. Le plus souvent, les malades décèdent de troubles respiratoires.