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A Sévignacq

Pyréenées-Atlantiques: 2 500 canards abattus dans le Béarn

Dans le Béarn, 2 500 canards d’un élevage ont été abattus avant gavage. Cela en raison de la présence d'un virus faiblement pathogène de la grippe aviaire. 

Pyréenées-Atlantiques: 2 500 canards abattus dans le Béarn roibu/epictura

  • Publié 19.08.2016 à 16h48
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Alors que l’Aveyron fait face à un second foyer d'influenza aviaire, c’est au tour de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques de lancer l’alerte. Elle a confirmé le 17 août 2016 la détection d’un foyer de grippe aviaire « faiblement pathogène » et « résiduel » dans un élevage de canards dans le Béarn. Cette découverte a entraîné l’abattage de 2 500 canards de l'EARL Pleyt avant gavage le 11 août.

Plus précisément, l’élevage se situait dans la petite commune de Sévignacq, située près de Pau. « Le virus dépisté est faiblement pathogène, mais le principe de précaution s’applique », a précisé la préfecture. Ce principe consiste à abattre l’ensemble des oiseaux présents dans l’élevage, afin d’éteindre la source de virus et d’éviter qu’en se propageant il ne puisse devenir hautement pathogène après mutation génétique.

Aucun risque pour l’homme

La préfecture a rappelé qu’il existait deux types de virus d’influenza aviaire selon leur pouvoir pathogène : « les hautement pathogènes, comme ceux dépistés durant l’hiver, qui entraînent de fortes pertes dans les élevages, et les faiblement pathogènes qui s’accompagnent de peu ou pas de symptômes ».
Les autorités rappellent par ailleurs l’absence de risque de contamination de l’homme, que ce soit au contact direct des canards ou par la consommation de viande de canard.

Résultat, le préfet a imposé une zone réglementée (1 km de rayon pour celle de protection et 10 km pour celle de surveillance) autour du foyer de Sévignacq. Dans cette zone, des mesures de restriction de mouvements d’oiseaux, de protection des élevages et de visites sanitaires s’appliquent.

D’autres cas attendus

De son côté, le ministère de l’Agriculture a d’ores et déjà indiqué qu’il était prévisible que de nouveaux cas soient détectés après le vide sanitaire obligatoire, le virus ne pouvant avoir été éliminé à 100 %. Selon la préfecture à Pau, le plan de surveillance mis en place par le ministère a permis de révéler des cas récents comme Sévignacq, qui restent « des cas résiduels gérés avec une grande rigueur pour éviter toute extension de la maladie ». Mais ils ne remettent, selon elle, « pas en cause le repeuplement progressif des élevages débuté fin mai, hors les foyers détectés ».

Pour rappel, un vide sanitaire avait été décrété au printemps dernier dans 18 départements du Sud-Ouest (dont Dordogne, Aveyron, et Pyrénées-Atlantiques), à la suite de l'épizootie de grippe aviaire de fin 2015.

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