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Condamnée à 7 ans et demi de prison

Une anglaise donne des médicaments à ses enfants pour obtenir des prestations

Par Julian Prial

Une mère anglaise a été condamnée à de la prison pour avoir fait subir à ses enfants des traitements médicaux inutiles. Pour toucher des prestations sociales.

JanPietruszka/epictura
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C'est une histoire sordide que relaie la presse britannique ce mardi. Celle d'une mère de 48 ans condamnée à sept ans et demi de prison pour avoir fait subir à ses enfants des traitements médicaux dont ils n'avaient pas besoin. Le but de l'entreprise : bénéficier de centaines de milliers de livres de prestations sociales.

La tortionnaire dont l'identité n'a pas été dévoilée résidait à Croydon, dans la banlieue sud de Londres. Durant dix ans au minimum, elle a prétendu que son fils et sa fille souffraient de plusieurs problèmes de santé.
Le point culminant de ces mensonges a été atteint lorsque des chirurgiens sont allés jusqu'à implanter des sondes gastriques à ses enfants pour les alimenter. Cela alors même que ces derniers étaient capables de se nourrir normalement, affirment les enquêteurs anglais. 

Autre sévice, l'administration à son fils de stéroïdes pour un asthme aigu alors qu'il n'en souffrait pas. Pire, ce dernier était même encouragé par sa mère à se comporter en autiste, un trouble envahissant du développement qui se manifeste par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer.

Des centaines de milliers d'euros d'aide 

C'est ainsi que lle montant  des prestations sociales demandées s'est envolé. D'après la police locale, elle a, au total, réclamé 375 200 de livres (432 544 euros) d'aides financières. Et les arnaques n'étaient pas limitées à la santé puisque cette mère de famille a aussi réclamé un revenu complémentaire  à l'Etat. Elle vivait pourtant avec un homme ayant un emploi... 

Enfin, les enquêteurs ont découvert à son domicile un stock de médicaments non utilisés ayant coûté à la Sécurité sociale britannique 145 000 livres (168  euros). Le procureur en charge de cette affaire, Malcolm McHaffie, a accusé cette femme de « cruauté extraordinaire, au-delà de tout entendement ». 

L'enquête sur cette affaire, ouverte à la suite d'une alerte ses services de protection de l'enfance, a duré trois ans.  Au total, 114 personnes ont apporté leur témoignage.