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QUESTION D'ACTU

Atteinte d'une maladie incurable

Rio : les derniers Jeux de "Wielemie", championne mondiale paralympique

Marieke Vervoort a annoncé sa volonté de mettre fin à sa carrière paralympique après Rio. L’athlète fait face à une maladie neurodégénérative incurable. 

Rio : les derniers Jeux de \ Emilio Morenatti/AP/SIPA

  • Publié 02.08.2016 à 16h22
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Elle donnera tout à Rio, puis tirera sa révérence. « Ce sont mes derniers Jeux paralympiques », a annoncé ce samedi au micro de RTL-info Marieke Vervoort, triple championne du monde, médaillée d’or à Londres.

L’athlète flamande est atteinte depuis l’adolescence d’une maladie neurodégénérative rare et incurable, qui paralyse ses jambes, provoque des douleurs intenses, des évanouissements répétés. Ballottée de médecins en spécialistes, en errance diagnostique pendant des années, elle a décidé de se débrouiller « toute seule » et de faire du sport « sa seule raison de vivre », raconte-t-elle dans un reportage réalisé en janvier par France 2.

"La roue et moi"

De fait, sa carrière sportive livre une petite idée de son esprit de détermination. Celle que les Belges surnomment « Wielemie » (la roue et moi) s’est illustrée au triathlon (deux fois championne du monde, une participation à l'IronMan de Hawaï), puis au sprint sur fauteuil - aux JO de 2012, elle remporte le 100 mètres, raflant la victoire à son éternelle rivale, la canadienne Michelle Stilwell. Marieke Vervoort s’est également essayée au basket et à la plongée, mais a dû progressivement abandonner tous ces sports, sa maladie ne lui permettant plus de les exercer.

Les mondiaux de 2013, à Lyon, devaient être sa dernière compétition. La Flamande a été hospitalisée quatre mois, blessée à l’épaule pendant l’épreuve du 800m après une accroche avec le fauteuil de sa concurrente canadienne. Les médecins jugeaient « impossible » un retour au sport professionnel. Deux ans plus tard, elle était sacrée championne du monde de sprint.

« J’ai mes chances de médailles »

Au Brésil, elle concourra dans la catégorie T 52 sur les distances de 100m et 400m. « Je pense que j’ai mes chances de médailles », confie-t-elle à la radio belge, avec quelques réserves tout de même : « ça va être très dur parce que Michelle Stilwell, ma concurrente canadienne, est très forte aussi ! »

Bien sûr, le niveau de sa rivale n’est pas la seule contrainte. Marieke Vervoort peine à s’entraîner, ne dort certaines nuits qu’une dizaine de minutes, souffre intensément, malgré les traitements morphiniques. Ses symptômes évoluent défavorablement. En janvier, elle a confié à France 2 qu’elle pensait à la possibilité d’avoir recours à l’euthanasie. Elle a rempli les trois formulaires nécessaires à la procédure en Belgique, mais ne les a pas envoyés.

« Quand je m'assieds dans mon fauteuil de compétition, tout disparaît. J'expulse toutes les idées noires, je boxe la peur, la tristesse, la souffrance, la frustration. C'est comme ça que je remporte les médailles d'or », explique-t-elle dans l’émission. A ce titre, sa rivale peut trembler car Marieke Vervoort n’a pas certainement pas dit son dernier mot ! 

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