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Inserm/CNRS

Attentats de Paris : une étude recherche encore 500 personnes

Par Julian Prial

Le recrutement pour le projet 13-Novembre suit son cours. Mais il manque encore 500 personnes pour ce programme de recherche inédit sur le souvenir traumatiques des attentats.   

SOLAL/SIPA

Huit mois après les attaques terroristes de Paris, et deux mois après le début du programme "13-Novembre", 500 personnes ont répondu à l’appel de ce projet de recherche inédit sur les mémoires traumatiques. Lancé par plus de 150 chercheurs du CNRS et de l'Inserm issus des sciences humaines et sociales, et des neurosciences, « un premier palier symbolique a été atteint », écrit l'Institut ce mercredi dans un communiqué. « Mais c'est encore insuffisant », ajoute-t-elle.

Elle rappelle en effet que le recueil doit contenir 1000 témoignages, nécessaires pour mener à bien cette ambitieuse recherche transdisciplinaire dirigée par l’historien Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS et le neuropsychologue Francis Eustache, directeur de l'unité de recherche de l'Inserm à Caen. Personnes affectées directement ou touchées de manière plus lointaine : tous les témoignages intéressent ces scientifiques.

Dans ce contexte, l'équipe de médiateurs participant à l'étude restera mobilisée et disponible tout l’été pour répondre aux questions du public et fixer des rendez-vous entre les volontaires et les enquêteurs. Et les studios de l'Institut nationale de l'audiovisuel (Ina) à Paris seront ouverts tous les mois de juillet, septembre et octobre.

 

Les premiers résultats publiés en 2017

Ces témoignages individuels seront ensuite mis en perspective avec la mémoire collective grâce aux archives de l’INA justement. Journaux radio ou télé, articles de presse, réseaux sociaux, images des commémorations… Tous ces documents permettront de comprendre la construction et l’évolution de la mémoire après les attentats du 13 novembre.

A cette évaluation psychologique et sociologique s’ajoute une étude biomédicale intitulée "Remember" afin de mieux comprendre l’état de stress post-traumatique. Celle-ci sera menée avec 120 victimes directes des attentats, souffrant ou non de ce syndrome et 60 habitants de Caen. Grâce à des entretiens et des IRM cérébrales, réalisés à la même fréquence que les entretiens filmés, les chercheurs tenteront d'identifier des marqueurs cérébraux associés à la résilience au traumatisme. 

L’étude "13-Novembre" a démarré le 13 mai à Caen et le 2 juin à Bry-sur-Marne. "Remember" a également démarré la semaine dernière. Les premiers résultats devraient être publiés à l’automne 2017. Quant aux résultats finaux, ils sont prévus pour 2028, soit 2 ans après les derniers entretiens.

 

Source : Inserm vidéos 


(1) L’appel à témoins est toujours en cours. Que vous ayez été témoin ou intervenant lors des attentats, que vous soyez résidents ou usagers des quartiers touchés, ou simplement habitant de Paris et sa banlieue, vous pouvez apporter votre témoignage dans le cadre du programme « 13-Novembre ». Pour cela, vous pouvez contacter l’équipe de médiateurs au 06 60 98 53 82 ou 06 61 19 10 32, soit par mail memoire13novembre@matricememory.fr