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Scopesanté

Hôpital : 50 000 patients ont noté leur prise en charge

Par Antoine Costa

Une plateforme de notation de la prise en charge hospitalière, mise en place par la Haute autorité de santé, a déjà réuni 50 000 avis.

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Vous utilisez les notes laissées sur Trip Advisor pour préparer vos futurs voyages et pour partager vos expériences de vacances ? Pourquoi ne serait-il pas possible d’en faire de même pour les hôpitaux et les cliniques ? Depuis septembre, le site mis en place par la Haute autorité de santé (HAS), e-Satis, offre cette possibilité.

« Recueillir la satisfaction des patients est aujourd’hui incontournable pour mesurer et améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé, explique la HAS dans un communiqué. C’est pourquoi la HAS a débuté le recueil de l’indicateur e-Satis en septembre dernier afin de mesurer en continu, de manière fiable et contrôlée, l’expérience et la satisfaction des patients hospitalisés ? »

Classement des hôpitaux

L’évaluation se présente sous la forme d’un questionnaire envoyé par courriel aux patients hospitalisés plus de 48 heures dans l’un des 1511 établissements de santé. Les questions concernent l’accueil, la prise en charge (délai d’attente, confidentialité, gestion de la douleur), la qualité des chambres et des repas, et la préparation de la sortie du patient.

A partir de ces réactions – au nombre de 50 000 pour l’instant – un score de satisfaction sera calculé pour chaque hôpital ou clinique, et publié en fin d’année sur le site de Scopesanté. Les futurs patients pourront donc consulter le niveau accordé aux établissements, qui seront alors classés.


Rassurer et améliorer les services

Cette décision tombe au moment où un sondage ifop réalisé entre le 21 et le 29 mars  auprès des patients montre les lacunes des hôpitaux. Si 80 % des personnes interrogées indiquent qu'ils répondent « globalement » à leurs attentes, deux tiers reconnaissent ne pas avoir été informés sur les bénéfices et les effets secondaires de leurs traitements.
Lorsqu’il leur était demandé ce qu’il fallait améliorer, ils étaient 70 % à estimer que la qualité des soins était une priorité, et presque un sur deux à penser qu’un meilleur dialogue avec les médecins améliorerait grandement leur séjour.