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QUESTION D'ACTU

Niveau "bon" (ministère de l'Agriculture)

Hygiène : un restaurant parisien sur trois bien coté

Selon une enquête, seulement 34 % des établissements parisiens ont obtenu un niveau d’hygiène « bon ». Sur Avignon, les notes sont bien meilleures avec 62 % de bons résultats. 

Hygiène : un restaurant parisien sur trois bien coté SEL AHMET/SIPA

  • Publié 15.02.2016 à 17h57
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Ce papier ne rassurera pas les amoureux qui ont dîné dans un restaurant parisien pour la Saint-Valentin. Du 12 juillet au 31 décembre 2015, des contrôles d’hygiène dans 1 500 restaurants de la capitale et 200 à Avignon ont été réalisés. Les résultats sont disponibles sur le site Internet du ministère de l’Agriculture. Des données analysées par l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV).

Conclusion, à Paris, seulement 34 % des établissements ont obtenu un niveau d’hygiène « bon ». Un peu plus de la moitié a obtenu un niveau « acceptable » et 8 % un niveau d'hygiène « à améliorer ». Et pour ceux qui ont déjà certaines idées reçues en tête, sachez que les restaurants les plus mal notés d’un point de vue de l'hygiène sont « de tous types » : cuisine française, italienne, asiatique, restauration rapide, etc.
Il semblerait tout de même que les restaurants servant une cuisine française soient davantage concernés par les problèmes d’hygiène que les autres établissements (51 %).

Source : CLCV

Staphylococcus, Bacillus cereus...

Heureusement pour le reste de la France, Paris n'est pas représentatif. A Avignon, les notes sont en effet bien meilleures : 62 % ont obtenu un niveau d’hygiène « bon », 37 % un niveau « acceptable » et 1 % un niveau « à améliorer ».

Des résultats publiés dans le contexte d'une hausse, depuis 2002, de la part des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) déclarées en restauration commerciale, relativement aux autres lieux d’alimentation (domicile, restauration collective). Selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), en 2013, la restauration commerciale représentait le premier lieu de TIAC (39 % contre 33 % en restauration collective et 28 % au domicile).
Les trois agents pathogènes le plus fréquemment impliqués étaient Staphylococcus aureus (31 %), Bacillus cereus (23 %) et Salmonella (11 %).

L'exemple new-yorkais

Enfin, concernant la mise à disposition des résultats, peu de restaurateurs ont été transparents en les affichant sur leur devanture. Ainsi, à Paris, sur 188 relevés, seulement 7 établissements ont apposé le QR-Code (qui une fois flashé renvoyait sur le site) sur leur devanture.
Au final, peu de consommateurs sont donc en mesure de savoir où ils mettent les pieds lorsqu'ils s'aventurent dans un lieu de restauration...

Dans un communiqué, le CLCV indique souhaiter « un affichage obligatoire des résultats des contrôles d’hygiène, sous la forme d’un logo de taille suffisante et présent sur la devanture de tous les restaurants en France, comme cela existe dans la ville de New-York et en Grande-Bretagne, par exemple ».
Mais l'association réclame aussi « une extension de ce dispositif à d’autres établissements, notamment la restauration collective, les boulangeries, boucheries, primeurs, grandes et moyennes surfaces, etc », avec « plus de contrôles et de sanctions en cas de manquements », conclut l'association.

 

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